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Ainsi débute la privatisation des contrôles de vitesse

Ainsi débute la privatisation des contrôles de vitesse
08/04/2016

La sécurité routière et les contrôles de vitesse sur le bord des routes relèvent-ils de la stricte mission régalienne de l’État ? Il faut croire que ce n’est plus vraiment le cas puisque bientôt, des sociétés privées devraient gérer l’utilisation des radars mobiles-mobiles embarqués dans des voitures banalisées.

Dans le journal Le Parisien / Aujourd’hui en France, le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, indique que dès janvier 2017, des sociétés privées seront chargées de la conduite des véhicules dotés de radars mobiles-mobiles. Ces véhicules, ce sont des Peugeot 208 et 308, des Renault Mégane, des Citroën Berlingot et des Dacia Sandero Stepway. Une flotte qui devrait passer de 319 à 440 véhicules d’ici deux ans.

Concrètement, l’idée est de faire davantage circuler ces voitures (en l’état elles ne circuleraient en moyenne qu’une 1 heure et 13 minutes par jour et jamais la nuit). Pour autant, seul le chauffeur appartiendra au secteur privé, les opérations de constatation de l’infraction et d’envoi des PV resteront du ressort des policiers basés au centre de traitement des données de Rennes, là où vous envoyez vos timbres amendes.

Privatisation = Rentabilité ?

La question que l’on se pose forcément est : Ce début de privatisation des contrôles de vitesse n’est-il pas un paradoxe pour une mission de sécurité publique ? À priori oui ! Pour autant, le projet comme présenté aujourd’hui souligne aussi que le matériel de l’État est sous-utilisé (l’objectif est de passer d’une circulation d’une heure et quart à trois ou quatre heures par jour) tandis que les forces de l’ordre sont appelées, plus que jamais, à des missions plus importantes.

Vaine contestation

L’information circulait à peine que l’association 40 Millions d’Automobilistes communiquait sur un sondage réalisé par Harris Interactive qui indique que 83% des personnes interrogées sont défavorables à ce projet et 76% estiment que le but de la manoeuvre est de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État. Rien de très vraiment surprenant.

Pour autant, si l’idée d’être un peu plus surveillé encore sur les routes est difficile à accepter. On peut aussi voir d’un bon oeil une optimisation des moyens de l’État permettant par ailleurs de dégager du personnel et du temps pour d’autres missions.

Illustration : Presse Aveyron


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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