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Bonus et superbonus, l’État change de stratégie

Bonus et superbonus, l’État change de stratégie
12/10/2015

Le Volkswagen Gate a entraîné un flot continu de conclusions définitives sur les dangers du diesel, la nécessité d’aligner la fiscalité avec l’essence, de davantage promouvoir les motorisations plus propres. Pour autant, le projet de loi de finance 2016 prévoit une forte diminution du bonus pour les véhicules hybrides et hybrides rechargeables. Où est la cohérence ?

Environ 46 785 véhicules hybrides (ou hybrides rechargeables) ont été vendus en 2014 sur le territoire. Cela représente 2,3% de volume total. Malgré tout, les services de l’État estiment que le succès est tel, qu’il faut baisser les aides dans le cadre du bonus-malus écologique. Le projet de loi de finance 2016 prévoit en effet de réduire le bonus écologique d’une voiture hybride de 2 000 à 750€. De 4 000 à 1 000€ pour une voiture hybride rechargeable. Dans le même temps, le bonus de 6 300€ pour un véhicule électrique n’est pas modifié, justifié par les ventes encore faibles en 2014 : 10 560 exemplaires (0,59% de part de marché).

Le superbonus anti-diesel élargi

Le message envoyé parait contradictoire, la solution hybride semble la plus pratique à l’heure où les bornes de recharge sont encore trop diffuses et l’autonomie insuffisante. Selon un réflexe qui ressemble à de la planification écolo-économique, le gouvernement met tout d’un coup le cap sur le tout électrique. En témoigne cette modification du superbonus. D’un montant de 10 000€ (Bonus écologique de 6 300€ + Prime de conversion de 3 700€), il était octroyé pour l’achat d’un véhicule électrique en l’échange d’un véhicule diesel de plus de 15 ans. Ce sera de 10 ans en 2016. Un système semble-t-il financé par la baisse du bonus pour les véhicules hybrides.

En choisissant de favoriser clairement le tout électrique, l’État apporte son soutien à un constructeur comme Renault face aux constructeurs étrangers performants sur l’hybride. Pour autant, l’État ne fait n’appuyer plus fort sur un système qui ne peut que partiellement fonctionner. En effet, même si une Renault Zoé est accessible à partir de 11 900€ avec ce système, cela reste une dépense importante pour une majorité de propriétaires de véhicules diesel de plus de 10 ou 15 ans aux revenus plus ou moins faibles, qu’il soit envisagé un paiement comptant, à crédit ou en LLD.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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