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Comment les Belges veulent sauver Audi Brussels

Comment les Belges veulent sauver Audi Brussels
28/09/2015

L’essentiel de la carrière de l’Audi A1 sera bientôt terminée et son assemblage délocalisée en Espagne en 2018. Ainsi, pouvoirs économiques comme politiques belges s’inquiètent de ce que le site de Bruxelles deviendra.

Statistique étonnante, en 1995, la Belgique était le pays dans lequel on assemblait le plus de voiture en ratio par habitant. 128 voitures (utilitaires compris) pour 1 000 belges contre 82 pour 1 000 Japonais, 60 pour 1 000 Français et 57 pour 1 000 Allemands... Cerise sur le gâteau, 97,5% de cette production était exportée ! Les temps ont bien changé en Belgique... En 1997, l’usine Renault Vilvoorde a fermé ses portes à la surprise générale, supprimant 3 100 emplois. Une dégradation prolongée jusqu’à l’année dernière et la fermeture de l’usine Ford de Genk. 4 000 emplois, sans parler des emplois indirects.

Comme en France, la fermeture d’une importante usine dans le pays crispe l’opinion publique (souvenez-vous de PSA Aulnay) et incite fortement les pouvoirs publics à réagir et sur-réagir. D’autant qu’en Belgique, il ne reste plus que deux grands sites automobiles. L’usine Volvo de Gand et Audi Brussels. L'avenir de cette dernière préoccupe à l’approche de la fin de carrière de l’assemblage de la A1 programmée pour 2017. Les régions wallonne, flamande, bruxelloise ainsi que le gouvernement fédéral rivalisent d’ingéniosité fiscale afin de convaincre Audi de rester en Belgique, notamment afin d’y produire la future citadine électrique aux anneaux.

Lobbying fiscal

Afin que Audi Brussels et ses 2 700 employés aient une activité en 2018, les 3 grandes régions belges ainsi que le gouvernement fédéral promettent énormément d'aides ! Selon le quotidien économique De Tijd, les régions flamande, wallonne et bruxelloise ont d’ores et déjà présenté un plan de soutien pour un mentant total de 30 millions d'euros auquel il faut ajouter le dispositif gouvernemental. Celui-ci s’élèverait à 100 millions d’euros grâce à des mesures « Tax Shift » comme la diminution de cotisations patronales ou le saut d’index. Une mesure adoptée en 2014 par la Chambre visant à limiter les augmentations de salaire automatiques dès lors que le coût de la vie augmente de 2% sur un an. L'argument est qu'au fil des années, cette mesure a rendu la travailleur belge moins compétitif que ses voisins, l’inflation étant plus forte en Belgique qu’en France par exemple.

À cela s’ajoutent des mesures spécifiques comme un crédit d’impôts sur la recherche et le développement ainsi qu’une déductibilité des revenus de brevets si Audi décidait de re-localiser des activités de recherches en Belgique. Enfin, le ministère des finances a prévu un crédit d’impôt sur les investissements « hautement technologiques ». Une fiscalité sur la recherche technologique semblant sur mesure pour une usine Audi fabricant une voiture électrique. L’avenir nous dira si la firme aux quatre anneaux restera en Belgique et si le jeu en valait la chandelle. 


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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