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Comm’ de crise chez Renault

Comm’ de crise chez Renault
15/01/2016

Jeudi matin, la machine médiatique s‘est emballée autour des perquisitions qui ont eu lieu la semaine dernière sur différents sites de Renault. Un rapport avec le Diesel Gate de Volkswagen a vite été envisagé tandis que l’action Renault a dévissé de 20% en une matinée. Si bien que la firme au losange se devait de communiquer. Rapidement.

Jeudi, Renault s’est livré à un exercice typique de communication de crise. Ou comment mettre fin à un incendie médiatique. Il était effectivement urgent de communiquer à la vue de certains titres, comme celui du Figaro « Soupçonné de fraude aux émissions polluantes, Renault s’effondre en Bourse ».

Allégations de la CGT, emballement général.

En plus des titres inquiétants et du cours de l’action qui s’effondre, Renault a pu contester que les syndicats avaient bien participé à l’emballement médiatique. En effet, un tract de la CGT Renault annonce que « des agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) sont intervenus sur différents sites de Renault jeudi dernier » et d’ajouter que les perquisitions qui ont eu lieu au siège de Boulogne-Billancourt, au Centre Technique de Lardy et le Technocentre de Guyancourt laissent à penser qu’elles sont « liées aux conséquences de l’affaire des moteurs truqués de Volkswagen ». Il faut dire que les secteurs concernés sont ceux de l’homologation et mise au point des contrôles moteur.

Circulez, y’a rien à voir !

À une même image, plusieurs légendes sont possibles. Tout n’est qu’affaire de contexte. La version des syndicats permettaient aussi de se raccorder aux propos de l’association allemande DUH qui affirmait l’automne dernier que les émissions de CO2 et de NOx du nouvel Espace 1,6l dCi sont bien au-delà des limites de la norme Euro 6.

Pour autant, il manquait la version de Renault. À un scandal d’ampleur, la firme au losange a indiqué que le « complément d’investigation sur site et sur pièce » de la DGCCRF a vocation à valider définitivement les premiers éléments d’analyse réalisés par la Commission technique indépendante mise au point par le ministère de l’Écologie et la Direction Générale de l’Énergie du Climat (DGEC). La « commission Royal » (pour résumer) qui a pour mission de vérifier dans les faits les émissions et la présence ou non de logiciel truqueurs de 100 véhicules en circulation en France parmi les lesquelles se trouvent 25 Renault. Le constructeur français de préciser que « la Commission technique indépendante considère que la procédure en cours ne mettrait pas en évidence la présence d’un logiciel truqueur équipant les véhicules ». Ce qu'elle ne relève pas, c'est qu'effectivement les mesures en cycles réels sont foncièrement différents de ceux des tests d'homologation. Loin d'être une surprise comme expliqué ici

Une communication qui est parvenue à rassurer en partie la bourse de Paris où l’action avait dévissé de 85,30€ jeudi matin à 67€ jeudi midi. À 16 heures, le titre Renault était remonté à 77€. Représentant tout de même une chute de 11%.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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