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Et si les femmes étaient (enfin) autorisées à conduire en Arabie Saoudite ?

Et si les femmes étaient (enfin) autorisées à conduire en Arabie Saoudite ?
02/12/2016

L’Arabie Saoudite est le dernier pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire. Peut-être plus pour longtemps à en lire la dernière sortie du Prince Al-Walid ben Talal sur Twitter : « Arrêtez le débat : il est temps que les femmes conduisent ».

La cause des femmes dans le monde a connu deux avancées majeures cette semaine. Tout d’abord, le président gambien Yahya Jammeh a déclaré l’excision hors la loi. Puis il y a eu cette sortie du Prince (et milliardaire) saoudien Al-Walid ben Talal sur la nécessité de laisser les femmes prendre le volant dans le seul pays au monde où ce n’est légalement pas autorisé. Une déclaration publique et relayée sur Twitter (détaillée ici en anglais) même si le pouvoir politique de ce prince se résume seulement (pour ainsi dire) à son immense fortune. Pour autant, le prince propose quelques « éléments de modération » qui laissent dubitatif comme l’interdiction pour les Saoudiennes de conduire en dehors des centre-villes, de s’assurer qu’elles sont bien joignables par téléphone ou encore de limiter le nombre de permis délivrés…

Pouvoir d’achat, rien de plus ?

Depuis quelques années, la société saoudienne s’est montrée de plus en plus favorable à ce que les femmes puissent prendre le volant. Certes, la loi coranique l’interdit (sans justification littérale et avec de pseudos arguments scientifiques éhontés), mais beaucoup voient en la possibilité pour les femmes de conduire un argument économique. En effet, les foyers saoudiens dépensent autour de 1 000 euros par mois pour avoir recours aux services de chauffeurs. On parle là de milliards d’euros sur une année ! Une somme qui pourrait renflouer le pouvoir d’achat de la classe moyenne saoudienne en difficulté du fait des faibles cours du pétrole depuis quelques années dans un pays qui a basé toute son économie dessus et où les transports en commun sont quasi inexistants.

Oui, l’argument principal est bien économique et avec de nombreux astérisques qui laissent à penser qu’il ne faut pas y voir une avancée sociale. Dans un contexte très lourd au Moyen-Orient, cela apparait néanmoins comme une chance inespérée.

Photo : Manifestantes ukrainiennes devant l’ambassade d’Arabie Saoudite à Kiev en 2011 (AP).


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

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L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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