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La prime de conversion élargie à l’occasion

La prime de conversion élargie à l’occasion
19/09/2017

Évoquée début juillet, de nouvelles primes de conversion verront bien le jour en 2018. Le principe ? Aider à mettre à la casse des véhicules polluants pour l’achat d’un véhicule plus vertueux. Même d’occasion.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a dévoilé ce projet dans les colonnes du journal Libération. Pour être éligible à cette nouvelle prime, il faudra vouloir se séparer (mettre à la casse) d’une automobile diesel d’avant 2001 ou essence d’avant 1997 pour acheter un véhicule neuf ou d’occasion éligible à la vignette Crit’Air 0, 1 ou 2.

Combien ?

Jusqu’à présent, une prime de 500 à 1 000€ permettait aux foyers non-imposables de les aider à mettre à la casse un véhicule diesel d’avant 2001 ou essence d’avant 1997 pour l’achat d’un véhicule n’émettant pas plus de 110 g/km de CO2. Avec le nouveau dispositif, l’ensemble des foyers sera concerné. Les foyers non-imposables garderont un avantage avec l’élargissement des véhicules éligibles aux diesel d’avant 2006 tandis que le montant de la prime pourra grimper jusqu’à 2 000€. En contre-partie, il faudra souhaiter acheter un véhicule neuf ou d’occasion dont la vignette Crit’Air sera dans la catégorie 0, 1 ou 2. Plus de détails par ici.

Vases communicants

Si ce système de prime à la conversion se veut moins sectaire que le précédent, Nicolas Hulot a néanmoins annoncé dans le même entretien à Libé que le montant de la prime à la conversion pour un véhicule électrique passera l’année prochaine de 4 000 à 2 500€ mais ne concernera plus seulement les vieux diesel. Le bonus écologique restera inchangé à 6 000€. L’aide totale passera ainsi de 10 000 à 8 500€. Voilà comme est financée la nouvelle aide.

Toujours d’après le ministre, près 3 millions de véhicules sont concernés par un dispositif qui entrera en vigueur en 2018 en espérant que 100 000 véhicules seront ainsi retirés au cours de l’année prochaine. Ambicieux, trop ?

Une bonne idée ?

En élargissant la prime pour retirer des vieux véhicules pour permettre d’en acheter des plus récents qui sont globalement moins polluants, Nicolas Hulot va dans le bon sens. L’objectif est de renouveler plus rapidement le parc automobile français afin qu’il pollue moins. Le primo-accédant d'un véhicule neuf en France est âgé de 55 ans !

Un raisonnement moins dogmatique qui se veut ainsi plus concret en ouvrant le dispositif aux véhicules d’occasion. Le profil d’une famille roulant avec un vieux diesel et désireuse de s’acheter un modèle électrique neuf visé par Ségolène Royale (prédécesseur de Nicolas Hulot) n’est pas commun. Celui-ci le sera davantage même s’il convient de relativiser. Tout le monde ne compte pas suivre l’exemple de Nicolas Hulot cité par Libé : « Une famille non-imposable qui souhaite remplacer une Clio de 1991 par un modèle d’occasion plus récent - une Clio 3 de 2006 qui émet 125 g/km et a une valeur moyenne de 3 500€ - touchera une prime de 2 000€, soit plus de 50% du prix du véhicule »… Le ministre parle d’une voiture prix mini. La plus accessible de nos Clio est de 2008, affiche 95 495 km au compteur et coûte 3 990€. Elle aussi est révisée, garantie et immédiatement disponible.

Source : Libération

Illustration : AFP


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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