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La révolution qui a tout changé chez Renault

La révolution qui a tout changé chez Renault
26/02/2016

Le milieu de gamme qui n’arrive pas à trouver sa place, c’est du passé chez Renault ! Entamée en 2009, la révolution culturelle et économique a fait du constructeur au losange un compétiteur de choix en Europe.

Si Renault demeure (et demeurera) le constructeur préféré des Français si l’on se réfère aux ventes, le constructeur de Boulogne-Billancourt n’a pas semblé évoluer de la même manière que ses concurrents lors du passage au XXIe siècle. Bien-sûr, l’ancienne régie a connu de fortes mutations avec l’alliance avec Nissan et la prise de contrôle de Dacia. Mais lorsque Renault assurait sa place sur l’échiquier mondial, ses concurrents évoluaient également sur les produits. De A à Z.

Saint Laurens van den Acker

Au coeur des années 2000, le style de Renault s’est empâté tandis que les qualités soulignées des voitures d’autrefois étaient mises à rude concurrence. La Safrane était une très bonne voiture, particulièrement confortable mais ce sont les Allemands qui ont récupéré cette image de marque. En plus de la qualité, de la performance, de la fiabilité (à tord ou à raison). Renault se devait-il de rester sur du moyen de gamme diesel ? Des petites voitures sans âme à l’image de la Twingo 2 et la Clio 3 ? 

Sous peine de mettre la clé sous la porte, Renault a accepté un début de remise en question en débauchant l’ancien directeur du style de Mazda, Laurens van den Acker pour remplacer en 2009 Patrick Le Quément, en place depuis 1995.

Son travail se concrétisa en 2010 par la présentation au Mondial de l’Automobile de Paris du concept DeZir. Il redessine notamment la face avant des futurs modèles avec l’idée du noeud papillon, un bandeau noir sur lequel est posé le losange de manière plus affirmé. Toute une philosophie.

La chasse aux coûts, l’exigence de qualité.

Le style étant retrouvé, Renault se devait d’adopter une approche plus rationnelle de son outil industriel. Et qui de mieux qu’un groupe reconnu pour son caractère premium pour enseigner la culture du haut de gamme et de l’exigence ? À l’usine Douai, des équipes de Daimler sont venues à 4 reprises superviser la venue au monde du nouvel Espace. Avec leurs propres grilles de notation, les experts du groupe allemand ont quasiment tout remis à plat. De l’emboutissage des pièces à l’épaisseur des moquettes en passant par le bruit de la boîte à gants et le confort des sièges. Résultat, les équipes de Renault ont opéré une sévère auto-critique pour rattraper la notation peu glorieuse faite par Daimler. Par exemple, en changeant de fournisseur pour opter pour des fauteuils semblables à ceux de l’Audi A5 fabriqués par Faurecia.

Le retard a été en très grande partie comblé, mais il fallait dans le même temps lancer une immense chasse aux coûts. Ces dernières années, les facteurs d’approche ont été multiples au sein d’une stratégie globale visant à faire baisser le « coût total livré ». Tout a été comparé et rationalisé au sein des gammes, une nouvelle plate-forme CMF a vu le jour sur laquelle repose la Mégane, la Talisman, le Scénic, le Kadjar…. À l’aube de la reprise, l’utilisation réelle des usines a été augmentée par la synergie de groupe avec Nissan, Dacia et Daimler (à Douai on fabrique aussi le Citan), passant de 60 à 70% en l’espace de 3 ans. Par exemple, le Kadjar partage 60% de ses pièces avec le Nissan Qashqai, de quoi offrir des économies d’échelle importantes !

Bien-sûr, 8 000 salariés ont également été licenciés pour contrer les pertes liées à la crise. Le résultat est néanmoins bien là avec un coût horaire qui a baissé de 4%, ce qui pourrait générer une économie de 500 millions d’euros rien qu’en 2016 !

Une gamme enfin moderne

Avec davantage de moyens pour répondre aux besoins de la clientèle et les anticiper, Renault propose aujourd’hui une gamme complète avec pas moins de 10 lancements entre 2015 et 2016. La firme au losange triomphe sur le segment du crossover urbain avec le Captur, la Twingo est un succès indéniable et offre à ses clients pas moins de 7 000 variantes de personnalisation. La Clio IV est la voiture la plus vendue en France et la troisième en Europe en 2014. Enfin, les nouvelles Talisman et Talisman Estate ont réussi le tour de force en seulement quelques années de combler en partie le faussé qui paraissait abyssale avec le premium allemand. En regardant dans le rétroviseur, il apparait que la mutation opérée par Renault en moins de 10 ans a tout d’un miracle. 

Sources : Renault, Capital et L'Argus


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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