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Les nouvelles ambitions de Tata

Les nouvelles ambitions de Tata
09/03/2018

Le géant qui produit tout en Inde a des envies de reconnaissance mondiale. Cela passera par une gamme premium en grande partie grâce à la banque d’organes de la filiale Jaguar – Land Rover.

Des communications à l’acier en passant par le café, l’énergie et les voitures… Tata est un gigantesque conglomérat dont on a du mal à voir le bout des ramifications. Un Chaebol comme on dit pour Hyundai en Corée du Sud. Une réussite dont Ratan Tata est à l’origine. Après avoir réussi à structurer les 80 sociétés du groupe en 7 secteurs d’activité dans les années 1990 et 2000, il a révolutionné le marché automobile en Inde en proposant la Nano. La voiture la moins chère du monde, vendue alors pour l’équivalent de 1 700 euros dans un contexte de fort développement du micro crédit imaginé par Muhammad Yunus.

Tata n’avait jamais touché à JLR

Dans sa quête de développement et de reconnaissance par-delà les frontières indiennes, Tata a notamment racheté le groupe Jaguar – Land Rover à Ford en 2008. Alors, beaucoup craignaient pour l’avenir du groupe britannique. Le fait est, 10 ans plus tard, que Jaguar comme Land Rover ne se sont jamais aussi bien portés et que Tata n’a pas minutieusement procédé au démantèlement et au rapatriement des bijoux de la couronne à Bombay.

Mais voici que Tata ambitionne de vendre autre chose que des Nano. Si bien qu’au salon de Genève (et ce n’est déjà pas banal que la marque indienne soit présente), le géant indien est venu avec trois concept-car d’aspiration haut de gamme, voire même premium et déjà aperçus au salon de New Dehli. Jugez par vous-même avec la E-Vision (ci-dessus), une motorisation électrique dont l’autonomie serait de 300 km pour une vitesse de pointe de 200 km/h. Le concept 45X (ci-dessous) est basé sur la même plate-forme électrique et se présente plutôt comme une compacte.

Le plus intéressant est le concept H5X. Un imposant SUV au caractère très haut de gamme. Mieux encore, un modèle de série est annoncé pour 2019 en version 5 comme 7 places. Techniquement, Tata a emprunté les dessous du Discovery Sport et usé des codes du SUV luxe en vigueur avec de l’habitabilité, des écrans un peu partout, de la qualité perçue, des grandes roues, une calandre très ambitieuse, une face avant très verticale... Le hic se trouve sous le capot où l’on ne retrouverait pas une motorisation Ingenium Diesel de chez JLR mais plutôt un 2,0l MultiJet de 140 à 170 chevaux. En effet, Fiat reste un partenaire technique du groupe indien depuis 2006.Reste à savoir ce qui passera le cap de l'industrialisation ou pas et de se demander si la commercialisation d'une Tata haut de gamme en Europe ne sera pas d'actualité d'ici quelques années.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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