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Les Saoudiennes veulent être des automobilistes comme tout le monde

Les Saoudiennes veulent être des automobilistes comme tout le monde
27/10/2014

En 2014, les Saoudiennes n’ont toujours pas le droit de conduire. Une situation de plus en plus insupportable pour certaines d’entres elles qui n’hésitent plus à se photographier au volant et partager les clichés sur les réseaux sociaux.

Rassemblées derrière #IWillDriveMySelf (je conduirai moi-même), des Saoudiennes militent pour le droit de conduire. Il faut dire que l’Arabie Saoudite est le dernier pays au monde où cela est interdit. Les militantes affirment que cette interdiction n’est en rien inscrite (sous-entendu) dans le Coran, mais qu’elle découle de traditions se mêlant dans un pays où règne une application stricte de la loi islamique. La femme doit référer à un tuteur légal (père, mari, frère…) pour avoir l’autorisation de travailler, de voyager et bien sûr de se marier. 

En 2013, le mufti d’Arabie Saoudite, Cheikh Abdel Aziz Al-Cheikh, demandait à « ne pas faire de la question de l’autorisation des Saoudiennes à conduire l’une des préoccupations majeures de la société » considérant cette interdiction comme une mesure visant à protéger la société du mal. Qui plus est, des « scientifiques » locaux sont catégoriques… Conduire nuit au bassin des femmes… et donc à la fertilité. Si si !

Journée d’action le 26 octobre.

Il y a un an, le ministre de l’intérieur, le prince Mohammed ben Nayef, assurait aux militantes saoudiennes que la question de leur droit à conduire était à l’étude. Des déclarations dans le contexte d’une journée d’action (le 26 octobre 2013) visant à mettre en lumière des femmes au volant. Il en a suivi 16 arrestations même si la sanction est relative : Amendes pour les femmes et engagement à respecter la loi pour les tuteurs. Hier (dimanche, jour de la ré-élection de Dilma Rousseff au Brésil...), une nouvelle journée a eu lieu et certaines ont bravé l’interdit jusqu’à se photographier au volant et partager ces clichés sur Twitter.

La nécessité économique fera bouger les lignes ?

S’il est interdit pour une femme de conduire en Arabie Saoudite, la raison économique pourrait faire bouger les lignes. Dans l’article de Clarence Rodriguez pour RFI (seule correspondante permanente à Riyad), il est indiqué que de plus en plus de Saoudiens souhaiteraient que les femmes conduisent, tout simplement parce qu’il deviendrait de plus en plus onéreux d’engager un chauffeur (dont le salaire se situe entre 400 et 1 000 euros par mois). Par ailleurs, le royaume n’est pas équipé d’un système de transports. L’ensemble complique singulièrement la vie des femmes seules (divorcés ou veuves). Ou commun l'économique pourrait devenir un allié de circonstance de la cause féministe. Même si la route parait interminable. 


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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