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l’Iran, ce pays qui roule en Peugeot

l’Iran, ce pays qui roule en Peugeot
20/06/2014

Sans être pour autant devenu un pays exemplaire depuis l’élection de Hassan Rohani, l’Iran fait un peu moins peur qu’il y a encore un an. Si bien que les constructeurs français envisagent clairement d’y retourner, à commencer par Peugeot qui y a exporté jusqu’à 455 000 voitures par an.

Succédant au très inquiétant Mahmoud Ahmadinejad*, Hassan Rohani inspire davantage confiance en l’Iran aujourd’hui qu’hier. Considéré comme un modéré (par rapport à Ahmadinejab en tout cas), il voit d’un très mauvais oeil la situation actuelle en Irak (et l’offensive de l’EIIL), ce qui en fait un premier intérêt commun avec … les États-Unis. Et puis, signe que l’Iran se détend (un peu), il y a cette image que seule une Coupe du Monde de football (et un ministère de l’information bien dirigé) peut offrir.

Cela dit, le journal anglais The Telegraph, rapporte que le président iranien a ordonné une enquête afin de savoir si les femmes pouvaient assister aux matchs de football des hommes selon les lois islamiques du pays… Mais le plus important, de notre point de vue d’occidentaux est que les activités nucléaires allant à l’encontre du traité de non prolifération des armes nucléaires de 1968 (et dont l’Iran fut signataire) ont semblent-elles cessé dans le cadre d’un accord trouvé en novembre 2013 avec le groupe 5+1 (USA, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne) et prévoyant en contre-partie la levée de sanction économiques, notamment sur l’automobile.

Les difficultés de PSA venues d’Iran ?

Au plus fort de la tension diplomatique, Peugeot quitta l’Iran en février 2012 après s’y être installé en 1978 à l'occasion du rachat des activités de Chrysler en Europe et notamment le partenariat sous-jacent avec le constructeur iranien Khodro. La firme au lion y a exporté jusqu’à 455 000 (kits complets de) voitures par an ! De quoi en faire le second marché de la marque, même si commercialement, cela ne représentait que 600 à 800 millions d’euros par an, soit 2% du Chiffre d’Affaire. Des 206 et des 405 faisant de Téhéran, une ville tout à fait comparable à Bucarest dans les années 70 avec la Renault 12. D’ailleurs, certains sont allés jusqu’à dire que les difficultés de PSA qui ont suivi furent clairement la conséquence de ce retrait. Des sous-traitants certainement, des 350 employés du site de Vésoul qui empaquetaient les kits, un peu moins. Peugeot communiqua alors pour affirmer que tous avaient bénéficié d’un reclassement.

Aujourd’hui la situation s’embellie (un peu) et ce n’est pas que Peugeot qui songerait à revenir en Iran. Renault chercherait, selon Reuters, un partenaire financier pour relancer l’usine d’assemblage de la Renault Tondar (la Logan locale). Une voiture vendue à 100 000 exemplaires en 2012 avant que Barack Obama n'appelle Carlos Tavares pour lui dire de stopper immédiatement ses activités.

Avec Reuters, slate.fr et La Tribune


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Benjamin Philippe

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L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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