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L’Italie déçoit à Francfort

L’Italie déçoit à Francfort
17/09/2015

Entre décapsulage et restyllage, l’Italie est loin d’épater la galerie au salon de Francfort qui ouvre ses portes au grand public aujourd'hui jusqu'au 27 septembre.

Entre les constructeurs allemands qui montrent leurs muscles en jouant à domicile (AudiBMW et Mercedes), les Français ambitieux et les asiatiques toujours aussi productifs, les constructeurs italiens font grise mine à différents niveaux.

Supercars cheveux au vent

Commençons par Ferrari, Lamborghini et Maserati. Aucun de ces constructeurs ne vient à Francfort avec une véritable nouveauté. Bien-sûr, avec la 488 Spider, Ferrari présente le cabriolet le plus puissant de son histoire (ce qui était déjà le cas de la 458 Spider, de la 458 Aperta…) avec son V8 turbo 3,9l de 670 chevaux (tout de même). 

Chez Lamborghini, même son de cloche avec la présentation de la Huracan Spyder est de son slogan : « Le ciel ne sera plus jamais le même » qui permet une vidéo spectaculaire. Le V10 est toujours présent afin de développer jusqu’à 610 chevaux au sein d’un bolide fait d'aluminium et de carbone. Là aussi, rien de bien nouveau. Si ce n’est la quasi certitude pour Lamborghini de battre ses records de ventes année sur année. Ne vous méprenez pas. Je ne critique pas ces automobiles qui sont certainement de pures merveilles. C'est plutôt le caractère clinique de ces présentations qui laissent à penser que ces constructeurs sont davantage dans les chiffres que dans la passion d'autrefois. Ainsi va le monde.

Quant à Maserati, la présentation du Levante, premier SUV de la marque, est finalement prévu pour le salon de Genève 2016. 

Lancia et la sinistrose

Une fois de plus, le stand le plus sinistre est celui de Lancia. Le constructeur italien cantonné par la maison mère au marché domestique (il quitte la France en 2017) présente une évolution cosmétique de sa Ypsilon. Des retouches minimales au niveau des boucliers, de la calandre, des antibrouillards accompagnées de l’intégration du nouveau système Uconnect et de nouvelles motorisations Euro 6 du groupe Fiat. Bonjour tristesse.

Service minimum pour Fiat

À Francfort, Fiat met tout particulièrement l’accent sur les multiples façons de personnaliser la nouvelle 500 et les petites évolutions mécaniques qui l’accompagnent avec notamment un diesel 1,3l Multijet de 95 chevaux plutôt incongru à l’heure où les motorisations essence reviennent en force sous les capots des citadines. Aussi mignonne soit-elle, il est tout de même difficile de faire la différence entre la nouvelle et l’ancienne.

Alfa montre ses (nouveaux) muscles.

Si la Giulia n’est pas une véritable surprise depuis sa présentation l’été dernier, c’est à Francfort que les observateurs pourront admirer en vrai cette digne représentante du Quadrifoglio Verde. Commercialisée à partir de 79 000€ en France, cette concurrente des M5 et E 63 AMG à plus de 110 000€ remporte d’ores et déjà la bataille du prix. Reste à savoir si le V6 2,9l de 510 chevaux aux origines Ferrari se révèlera réellement envoutant et si l’intérieur est aussi bien fini que chez les Allemandes. Les premiers échos vont en ce sens.

Des motifs d’espoir ?

Décevant, le salon de Francfort des Italiens l’est globalement. Pour autant l’optimisme peut être de mise pour les mois et années à venir. La gamme Fiat va devoir se renouveler tandis qu’Alfa Romeo renait de ses (quasi) cendres. Selon son business plan, Maserati entend proposer une nouveauté par an jusqu’en 2018. Cela parait tout de même peu.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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