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Pour ou contre la privatisation des contrôles de vitesse ?

Pour ou contre la privatisation des contrôles de vitesse ?
04/09/2017

Voici que l’idée de confier la mission des contrôles de vitesse au secteur privé est de retour par l’intermédiaire du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans une série d’entretien avec la presse régionale. Faut-il s’en offusquer ou s’en réjouir ? Un peu des deux.

Un PV venu du secteur privé ?

L’idée de confier une mission de verbalisation au secteur privé peut choquer. Pour autant, la verbalisation d’un excès de vitesse contrôlé par un opérateur salarié et assermenté d’une société privée resterait une prérogative des forces de l’ordre et donc de l’État. Cela existe déjà avec les mises en fourrières.

Une course à la rentabilité ?

Contrairement à ce que l'on croit, les forces de l’ordre ne sacrifient par une journée entière lorsqu’ils mettent en place un contrôle de vitesse. C’est l’affaire d’une heure ou deux maximum. Paradoxalement, on pourrait même penser que le matériel est sous-employé. Pour autant, à ce temps-là, il faut ajouter le temps d’installation, de vérification et de rangement du matériel en plus l’aller-retour au commissariat. En confiant un radar mobile embarqué au secteur privé, il y a de quoi supposer que l’opérateur disposera d’un temps de mission plus long, d’où l’idée très probable d’une forme de course à la rentabilité. Les informations viennent néanmoins à manquer à ce sujet même le ministre de l'intérieur assure qu'il n'y aura pas de course à la rentabilité. S’agit-il d’un temps de collecte précis ou d’un quota à remplir dans un délai imparti ? Comment seront rémunérés les opérateurs ?

Redéployer les forces de l’ordre là où il y en a besoin !

En cette période d’État d’urgence et plus généralement de manque de moyens policiers dans certaines villes et/ou quartiers, on peut estimer qu’il serait judicieux de retirer des policiers des bords des routes pour les affecter à la résolution d’enquêtes, à la protection des gens ou même tout simplement pour assurer une meilleure rotation des patrouilles (sans parler de mettre à jour le planning des congés et des récupérations mis à mal par l’État d’Urgence).

Moins de policiers, plus d’accidents ?

Le hic pourrait venir d’une période transitoire où il y aurait moins de policiers sur le bord des routes (voyant) tandis que la connaissance de contrôles effectués par le secteur privé (quasi invisible) ne serait pas encore entrée dans les moeurs. Cela pourrait générer davantage d’excès (de vitesse et autres) aboutissant à une probable augmentation de la mortalité routière.

Et vous ? Êtes-vous prêts à confier au privé le soin de collecter les excès de vitesse ?


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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