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S'il n'y avait que 100 stations-service en France.

S'il n'y avait que 100 stations-service en France.
06/06/2016

Guide d’achat en ligne, Bonial s’est amusé à réduire le parc des stations-service de France à 100 afin de mieux visualiser nos habitudes. Et quelle surprise d’apprendre que 45 d'entre elles appartiennent à la grande distribution !

Au départ, il s’agissait simplement de permettre aux gens qui faisaient leurs courses de pouvoir également faire le plein de carburant. Une sens pratique rapidement apprécié. Nous sommes au début des années 1980 et la grande distribution ne représente que 4% des pompes. En 2016, la grande distribution a bien manié sa barque. Alors que le nombre de stations-service a été presque divisé par 4 (passant de 41 500 à 11 269), il apparait selon l’étude de Bonial que la grande distribution en possède 45% et distribue 61% des volumes de carburant !

Les petits pompistes ont disparu

En ramenant le parc de stations-service en France à 100, l’étude de Bonial met ainsi en valeur que c’est Carrefour en qui en possède le plus : 25 devant les 20 du groupe Total ! Intermarché en possède autant que Elan (12 chacun). Leclerc (6) fait un peu mieux que Esso et Avia (5). Refuge, le réseau traditionnel demeure le maitre absolu du réseau autoroutier : Pour 2 stations Leclerc et 4 Carrefour, il y en a 28 Total, 16 Shell, 14 Avia, 13 BP, 11 Esso, 10 Eni…

Au final, il ne reste que 7 stations toujours détenus par des pompistes plus ou moins indépendants alors qu’ils étaient très majorité à la fin des année 70.

Comment la grande distribution a-t-elle fait ?

Il faut remonter au premier choc pétrolier (1973) pour trouver l’origine d’un tel changement de comportement. Avec le premier choc pétrolier, le prix de l‘essence a presque triplé. Inquiet pour ses marges, Edouard Leclerc eut l’idée de briser le monopole des pétroliers français et faire ainsi baisser les prix, non sans une longue bataille juridique visant à élargir l’autorisation d’exploitation au-delà des supermarchés. Une autre bataille juridique portée jusqu’à Bruxelles eut raison du monopole de l’État sur les prix. À partir de 1985, les prix sont libres. Pour faire baisser les prix, Leclerc se fournit chez les pétroliers (jouant sur les grands volumes) mais aussi sur le marché libre de Rotterdam. Un recette qui fut reprise par les concurrents de Leclerc, (Carrefour en tête) qui aboutit à proposer un carburant environ 10 centimes d’euro moins cher le litre, à grands renforts d’opération « prix coûtants ».

La question de la qualité du carburant…

Reste la question de la qualité du carburant. Il est une légende urbaine qui consiste à dire que l’essence d’une pompe de grande surface sera de moins bonne qualité que chez Total ou Shell. C’est faux, le SP 95 et le gasoil de base est le même en sortant d’une pompe de supermarché ou de chez BP. Par contre, ce que les pétroliers proposent dans leurs stations-service, ce sont des carburants plus évolués, « excellium » qui « nettoie le moteur » à grands renforts de marketing et forcément un peu plus onéreux…

Toute l’étude est à retrouver ici


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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