Blog auto > Essais > Honda > Essai Honda Jazz : (Rien que) pour la ville !

Essai Honda Jazz : (Rien que) pour la ville !

Essai Honda Jazz : (Rien que) pour la ville !
29/07/2015

C’est un peu à la dernière minute que j’ai été convié non loin de Francfort à découvrir la nouvelle Honda Jazz. Un essai organisé à l’Akademia, le centre de formation continue de la marque japonaise.

Elle n’en a pas l’air comme ça, mais la Jazz est un véritable succès pour Honda. Pas moins de 5,5 millions d’exemplaires écoulés dans le monde depuis 2001, dont 3,5 pour la seconde génération lancée en 2008. De quoi en faire une référence chez Honda ! D’autant que pour cette nouvelle version, les Japonais ont pris soin de seulement améliorer la recette d’un véhicule citadin, aimé par les seniors. 

En moyenne, l’acquéreur d’une Honda Jazz neuve a 61 ans. C’est pourquoi la Jazz n’épate pas la galerie par sa motorisation. Un 3 cylindres 1,3 i-VTEC essence donné pour 102 chevaux (@6 000 tr/min) qu’il soit en association avec une boîte manuelle à 6 rapports ou la nouvelle boîte automatique CVT plus efficiente, certes, mais au détriment des sensations de conduite. Tuons le suspens, les ingénieurs de Honda ont pensé que vous ne quitteriez jamais la ville avec votre citadine !

Autre soucis, la nervure latérale. Très profonde, trop ? Elle se dilue dans les poignées de porte et semble être un pseudo gage de modernité à défaut de paraître efficace sur un plan aérodynamique. Le fait est que, hélas, on s’y habitue.

Kein drone !

Avec mon binôme de WheelsAndDriver, nous avons essayé différentes versions de cette nouvelle Jazz. BVM6 ou CVT. Finition élégance ou exclusive. White Orchid, Attract Yellow et Sunset Orange. Le tout sur un circuit d’environ 40 km préparé par Honda. Le problème fut de débuter cet essai par la partie autoroutière (limitée à 120 km/h) avec la boîte CVT. Pas vraiment conscients de ce qui nous attendait, nous nous sommes étonnés du manque de dynamisme de la citadine. Le revêtement de piètre qualité n’aidant pas à l’apaisement. Pas douée pour l’autoroute, peu convaincante sur route, la Jazz prend ses aises en ville. Ses facilités de braquage dans les petites rues étonnent (positivement) tout en maintenant l’ensemble à l’horizontal grâce à sa barre anti-roulis renforcée et élargie. Convaincante.

Durant l’après-midi, nous partons en hors piste à la rencontre du château de Ronneburg qui nous narguait du sommet de sa colline. Étonnamment (décidément), la Jazz n’a pas semblé souffrir durant la montée. Mais alors que nous prenons quelques photos, le gardien du château déboule au volant de son Toyota Hillux nous invitant à partir en hurlant « Kein drone ! Kein drone ! »… Difficile de lui expliquer dans un allemand scolaire oublié que nous souhaitions simplement faire des photos de la voiture et non survoler le château avec quoi que ce soit.

Super logeable

Selon son principe « Man Maximum vs Machine Minimum », Honda est intelligemment parvenu à privilégier l’habitacle. 2,53 mètres d’empattement (+3 cm par rapport à l’ancienne génération) pour une voiture de 3,99 mètres. Avec 354 litres, le coffre boxe dans la catégorie supérieure (avec une Golf par exemple) tandis qu’en rabattant la banquette on obtient 1 314 litres. Le siège passager étant également rabattable, on peut ainsi y loger une planche de surf, oui il y a des retraités surfers. Ce fut du moins l’exemple donné à l’Akademia… Autre fonctionnalité amusante, la possibilité de rabattre les sièges avant presque à plat sur la banquette arrière. De quoi envisager une petite sieste ou toute autre activité horizontale. Après-tout, ce fut un argument commercial pour la première génération de Twingo…

Bilan

Avec son système multimédia Honda Connect de série dès le 2ème niveau de finition, mais aussi les ancrages ISOFIX, les fameux « sièges magiques » ou encore les commandes au volant, la Honda Jazz est une confortable petite voiture à l’usage citadin exclusif. Côté tarif, le niveau Élégance débutera sa carrière cet automne à partir de 16 100€. Ne représentant pas grand chose sur le marché européen, la version hybride ne sera pas proposée. Honda préfère attendre un marché plus mature. C’est un arbitrage compréhensible.

Photos coffre et banquette : Frédéric Veillard


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

Commentaires