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L’Opel Meriva renaît de ses cendres

L’Opel Meriva renaît de ses cendres
23/04/2014

La voiture pragmatique est presque devenue une auto fantastique. Car si, jusqu’ici, on s’offrait un Opel Meriva presque à contre cœur, juste attiré par le pragmatisme de l’engin, son tarif au ras des pâquerettes et sa modularité royale, aujourd'hui, on l'adopte pour ses qualités raisonnables. Auxquelles on peut rajouter un critère inestimable : le plaisir.

Apparu en 2010, le mini monospace allemand vient de s’offrir un lifting invisible mais indispensable qui le fait basculer vers un monde bien éloigné du rationnel où il se cantonnait. Un monde de modernité et de vélocité. Car la vraie nouveauté de l'Opel Meriva se niche sous son capot. Evidemment, la calandre est un peu retouchée et les optiques sont modifiés, comme le parcours obligé d’une évolution marketing. En l’observant, même de près, on n’a donc pas plus de raison de lui céder qu’auparavant. Evidemment, il y a toujours les portières antagonistes qui facilitent l’accès aux places arrière. Bien sûr, il est toujours aussi modulable : la banquette se recule pour accueillir les jambes des grands et s’avance pour les poussettes, vélos, lits pliants ou skates des petits. 

Un moteur, un vrai ! 

Ce qui propulse l’Opel Meriva millésime 2014 dans une nouvelle ère, c’est son moteur. Un bloc flambant neuf de 136 chevaux et de 1.6L de cylindrée. Sur le papier, ce moteur n’a rien d’extraordinaire. Mais ceux qui se souviennent de son prédécesseur peuvent mesurer le bond en avant. Le bruit assourdissant de l’ancien 1.7L diesel est devenu silence. Les vibrations dans le volant, les pédales et le levier de vitesse qu’il engendrait sont désormais parfaitement filtrés. Ce qui n’empêche pas ce bloc de souffler dans les bronches de son turbo comme un grand. En plus, ses avancées sont guidées par une boîte 6 parfaitement étagée. Une boîte toute nouvelle elle aussi, pour remplacer l’ancien modèle qui nécessitait d’en user de ses deux mains pour engager un rapport ! Du coup, on profite des qualités routières de l’auto et de son châssis qui absorbe n’importe quel asphalte, qu’il soit billard ou gruyère. D’un virage à l’autre, le Meriva tient son rang, sans bouger, sans verser d’un bord à l’autre de ses ressorts. Pas totalement cocon pour autant, car un monospace reste cette auto au centre de gravité élevé et aux suspensions durcies en conséquences.

Petites lacunes ergonomiques 

À l’intérieur, on retrouve la modularité qui a fait le succès de petit monospace allemand. Un vide poche central coulissant que l’on peut enlever pour se rapprocher de son passager, une banquette arrière qui coulisse et qui se rabat pour former un plancher plat. Mais on retrouve aussi les défauts de la première mouture : une planche de bord d’une complexité à faire pâlir un ingénieur en informatique. C’est simple, pour tenter d’attraper le flash de 16h de France Info, mieux vaut entamer le réglage de sa radio dès 15h. Et pour entrer l’adresse de ses vacances dans les paramètres du GPS, mieux vaut s’y attaquer bien avant de boucler ses valises. Hormis ces quelques lacunes ergonomiques, l’Opel Meriva nouvelle formule conserve cette qualité essentielle qui faisait déjà le miel de tous les regardants à la dépense : Des tarifs canons ! Et avec ce millésime, plus encore que les précédents, ses prestations en valent largement la chandelle.

Opel Meriva 1.6 CDTI 136ch

À partir de 22800 euros


À propos de l'auteur

Laugier Anne-Charlotte

Laugier Anne-Charlotte

Une femme qui aime l'automobile avec ses yeux. Responsable du Pôle Automobile du Journal des Femmes et fondatrice du blog charlotteauvolant.com et croquelagomme.com.

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