Blog auto > Essais > Road Trip au Costa-Rica #3 : Poasito - Arenal

Road Trip au Costa-Rica #3 : Poasito - Arenal

Road Trip au Costa-Rica #3 : Poasito - Arenal
26/07/2017

Troisième épisode de notre saga, notre road-trip au Costa-Rica. La route fut longue. 162 kilomètres afin de ralier Poasito au volcan Arenal ou comment les belles chaussées se sont changées en pistes.

Après avoir passé 2 jours sur le volcan Poas, un autre nous attend. Pas moins de 162 kilomètres où la variété des paysages fut étonnante. Je ne m’attendais pas à découvrir autant de couleurs. La suite de notre voyage nous montra que cela ne faisait que commencer... Toujours est-il qu’avant de plus largement prendre la route, il nous fallu faire le plein de notre BeCo. Mon illustre partenaire de route se montre glouton en altitude, qui plus est avec de forts pourcentages. L’occasion se présenta alors de visiter une première station-service. Et si j’écris « service » et non « essence », c’est à dessin.

Au milieu d’un village d’altitude, la station à l’étoile texane est tenue par deux jeunes filles. La première tient la caisse pour la vente des boissons, grignotages en tous genres et accessoires auto. La seconde se tient près des pompes. C’est elle qui me fera le plein avec le sourire et en me proposant de jeter un oeil au niveau d’huile, de liquide de refroidissement, de nettoyer le pare-brise. Je suis sidéré par l’assurance et le professionnalisme de cette jeune fille qui ne doit à peine avoir la vingtaine ! Et le prix de l’essence ? À mi-chemin entre le fond de la vallée et le volcan (environ 1 000 mètres d’altitude), le litre d’essence coutait 591 colons, soit 89 centimes d’euros. Cela m’a parut très abordable, surtout avec un niveau de service disparu de France depuis un moment, mais en ramenant au niveau de vie costaricain, ce n’est pas neutre !

Pas de panneaux pour signaler l’entrée en ville !

Je m’attendais à rouler de vallée en vallée. Il n’en fut finalement rien. Mais c’est à cette occasion que le GPS me manqua. En effet, nous avons circulé grâce au road book préparée par le tour operator qui nous a accueilli à San José. Il faut bien reconnaître que le plan est plus complet que le panneautage sur les routes du pays ! En effet, en France, nous sommes habitués à voir un panneau signalant l’entrée dans une ville, un village, un lieu-dit. Et il y a plus de 36 000 communes chez nous ! Au Costa Rica, ce n’est pas vraiment le cas ! En fait, on se rend compte qu'on est en ville une fois que l'on aperçoit le panneau annonçant la proximité d'une école. Au Costa-Rica, le moindre village, même haut perché, a son école.

Pour autant, nous filons droit. Sans détour. Les paysages tropicaux s’enchaînent sur des routes encore en bon état. Je ne dirais pas la même chose des nombreux ponts que nous empruntons afin de traverser les « rio ». Avec les fortes précipitations annuelles, la peinture rouille rapidement. On a ainsi l’impression qu’ils sont… fragiles. Certainement une impression !

Premières pistes

Ce périple de 162 km fut très roulant. À une moyenne de 80-90 km/h, nous progressons rapidement sur des routes sinueuses. Un ruban d’asphalte semblant se frayer un chemin dans la jungle vaille que vaille. Et puis surprise ! Nous débouchons sur la route contournant le lac artificiel situé à l’ouest du volcan Arenal. Nous arrivons à La Fortuna, effectuons quelques courses et prenons le chemin de notre hôtel. L’occasion d’activer une nouvelle fois la transmission intégrale. Les sympathiques hôtels qui font face au volcan s’escaladent par des pistes caillouteuses. Les néophytes en Terios comme les bus de touristes n’hésitent pas à rouler à moins de 20 km/h. Les locaux roulent volontiers plus vite. Nous ne sommes pas tous égaux sur la peur de crever un pneu. Au fil des jours, j’ai pris confiance, n'ai jamais crevé et pris un immense plaisir à me faire secouer les reins sur les pistes du Costa Rica.

Dans les alentours de l’Arenal, j’ai découvert une population anormalement importante de Land Rover Defender de première et deuxième génération. Tous n’étaient pas spécialement bien entretenus mais visiblement habitués à triompher des routes du coin. Je me demande si les propriétaires de ces véhicules sont au courant de la valeur que représente aujourd’hui ces illustres 4x4 britanniques. De toute évidence, au Casta-Rica la question financière n’est pas aussi importante que chez nous. Le slogan national est largement repris par les habitants. Pura vida prend en effet tout son sens. Si l‘on traduit littéralement par vie pure, considérez cette devise comme l’expression du plaisir de vivre bien et sans chichi.

La journée s’acheva par une balade sur les pentes de l’Arenal. Une balade accessible, quoiqu’humide, qui nous a permis de poser au coeur de la coulée de 1992. De prendre des photos sur des cailloux plus jeunes que nous !

La suite, et notamment la route des éoliennes, c'est par ici !


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

Commentaires