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Road Trip au Costa-Rica #4 : Arenal - Tenorio

Road Trip au Costa-Rica #4 : Arenal - Tenorio
02/08/2017

Pour ce quatrième épisode de notre saga de l’été sur les routes du Costa-Rica, nous enchaînons avec un troisième volcan. Pour autant la route change du tout au tout ! Ce jour-là, j’ai tout simplement connu l’un des plus beaux moments de ma vie d’auto-touriste !

L’automobile demeure un moyen de locomotion idéal pour découvrir ce qui nous entoure. Relativement abordable avec une large rayon d’autonomie et de larges surfaces vitrées pour profiter du spectacle. En quittant l’Arenal pour le Tenorio (un autre volcan), pas moins de 130 km se présentent à nous. Et si la journée commence comme les autres par des routes en bon état le long du lac artificiel, nous croisons à présent davantage de « Ceda ». 

Un cédez le passage afin d’enjamber un petit « rio » une voiture après l’autre. Premier arrivé, premier servi même si l’idée de s’imposer face à un camion fait réfléchir !

Au coeur de l'usine électrique du Costa-Rica

À mesure que le paysage devient plus aride, la route s’élève. La route du Tenorio passe (si on le souhaite) par un endroit insolite. Peut-être bien le plus grand champ d’éoliennes du pays. L’occasion de souligner que de janvier à octobre 2016, le Costa-Rica a produit 98,7% de son électricité à partir d’énergies renouvelables. Comment ? Avec de l’hydraulique (beaucoup), de la géothermie et donc de l’éolien.

Cette route des éoliennes est tout simplement magique ! Le temps s’arrête tandis que j’enclenche la transmission intégrale de mon Terios. La piste, d’abord caillouteuse devient ocre. Le chemin s’élève, le pont enjambant un ruisseau est fait de 4 planches de bois (vignette de l'article). Même pas peur ? Nous nous faufilons au milieu de prairies. Le contraste de la terre, de l’herbe et du ciel est époustouflant tandis que le vent balaye le bruit des éoliennes. Il n’y a pas un chat, alors on prend son temps. On se laisser balader sur les 20 kilomètres de la piste et l’âme en fait tout autant. Je ne sais plus si je suis au Costa-Rica, aux USA, en Pantagonie ou en Afrique du Sud.

Retour sur terre

J’aurai volontiers accepté que l’ensemble de la route soit du même acabit. Mais alors que nous croisons davantage d’auto-touristes, eux aussi en Terios, la route goudronnée apparait tout à coups alors qu'un ultime nuage de poussière se disperse. En arrivant à Bijagua, nous renouons avec les paysages tropicaux tout en constatant une certaine misère. La ville est plus sale que ce que nous vu avant. Nous nous arrêtons déjeuner dans un « Soda », ces fast-food locaux qui contribuent certainement au fait qu’on n’a toujours pas vu un McDo dans ce pays !

Le retour sur une route dégagée sera de courte durée. L’escalade du Tenorio se fait par une nouvelle piste, quoiqu’en cours de bétonnage. Une fois les affaires posées à l’hôtel, nous nous sommes empressés de visiter le parc national du Tenorio et notamment contempler le Rio Celeste. Une magnifique cascade d’eau bleue, très bleue ! La légende raconte que lorsque Dieu créa le ciel, il rinça ses pinceaux ici. La science a depuis brisé le mythe puisque cette eau est lourdement chargée en souffre, contribuant ainsi à cette couleur (et à l'aspect "propre" des cailloux en contact direct). Avec des ponts « une personne à la fois », un trek permet de remonter jusqu’à la naissance de cette eau bleue. Un peu moins de 4 heures la balade. Pendant ce temps-là, le PSG battait Barcelone 4-0.

La suite et la fin de nos aventures sont à lire par ici.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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