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Road Trip au Costa-Rica : Guepiles - Poasito #1

Road Trip au Costa-Rica : Guepiles - Poasito #1
12/07/2017

Place au premier épisode de notre saga de l’été ! Chaque mercredi durant 5 semaines, je vous raconterai le fabuleux périple que j’ai fait il y a quelques mois au Costa Rica au volant d’une vénérable Daihatsu Terios.

Le Costa Rica est un magnifique pays. Une destination de plus en plus populaire grâce à ses volcans, son patrimoine vert et la variété de ses paysages. Au coeur de l’Amérique centrale, le pays fait office de bon élève en ayant supprimé son armée en 1949 pour concentrer les dépenses sur l’éducation, la santé et la préservation de ses richesses naturelles.

Nous sommes en Février lorsque ma femme et moi débarquant à San José, la capitale. Durant ces deux premiers jours, nous avons pris des bus et des canaux pour nous rendre dans le Parque Nacional Tortuguero, on y a vu des tas d’oiseaux, des spider monkeys, des crocodiles…

1 000 km en Terios.

Après quoi, nous avons pris les commandes d’un Daihatsu Terios de seconde génération (BeCo pour les intimes) afin de circuler dans le pays durant plus de 10 jours. Un petit 4x4 de 105 chevaux qui ne paye pas de mine et qui est très répandue chez les loueurs du Costa Rica. Pour autant, l’essentiel est là avec la transmission intégrale sur pression d’un simple bouton, la climatisation, le port USB (quoique déficient) et le plein de liquide lave-glace.

Au départ de Guepiles, plus ou moins au niveau de la mer des Caraïbes, notre première étape se situe à Poasito. Un petit village sur l’ascension du Poas, un volcan culminant à 2 708 mètres d’altitude. En prenant le volant, 2 constations s’imposent à moi. La première est assez logique, puisque je ne peux m’empêcher de regarder en quoi roulent les Costariciens. Beaucoup de petits modèles asiatiques et, influence US oblige, des trucks. La seconde est une agréable surprise. Les premiers kilomètres défilent sur des routes en excellent état. Par endroit, je me demande même si ce n’est pas mieux qu’en France. Je m’explique, du fait de la végétation et de la forte humidité du pays, les herbes folles se développent fortement. Pour autant, les pouvoirs publiques ne laissent pas la végétation envahir les routes et masquer les panneaux. Par endroit, l’herbe est si proprement tondue que j’ai l’impression de traverser des jardins ! Autre considération, l’absence presque totale de déchets sur le bord des routes. Qu’il s’agisse de pneus crevés ou de papiers. Je me suis réellement dit que les bords des routes du Costa Rica étaient plus propres que les nôtres.

La route s’élève.

À priori, la première étape de notre road-trip ne devait pas être trop longue. Le Road book nous indiquait une centaine de kilomètres. C’était oublier qu’il n’y a pas d’autoroutes et que nous nous engageons dans l’ascension d’un volcan ! C’est à partir de Puerto Viejo que la route change singulièrement. Si la chaussée demeure en excellent état, nous enchainons les cols sous une forte pluie, m’obligeant à jongler à la climatisation pour chasser la buée. Les paysages sont sublimes dans le style Jurassic Park et Predator ! En passant entre deux cols, nous croisons régulièrement des cascades. 

Sauf que lorsque le brouillard se joint à la fête, nous nous sentons davantage dans un esprit proche de la série Lost ! Loin de proposer des lacets réguliers comme chez nous, la route nous offre parfois des pourcentages très forts. Certainement supérieurs à 20% par endroits. Pour autant, aucun panneaux ne le précise. Il faut dire qu’on a d’autres chats à fouetter avec une chaussée qui rétrécit et des camions qui arrivent en face ! Sur de telles pentes et dans de telles conditions, il parait hallucinant que des gros camions passent par là. C’est un peu plus tard que j’ai compris que ces poids lourds n'ont pas d’autre choix !

Après la jungle, les prairies.

Pour cette première étape, mon Terios ne s’est pas montré particulièrement à l’aise. L’altitude n’aide pas, l’humidité non plus. J’ai beaucoup joué du levier de vitesse et parfois pris le temps d’activer la transmission intégrale pour vaincre un tronçon plus raid que le précédent. Mais la récompense est belle, nous arrivons à San Miguel, une sorte de plateau venteux au sommet de la jungle. L’air plus rare, la jungle est remplacée par des prairies. On y a des voit des vaches et tout a un côté alpestre. Nous arrivons à Poasito à environ 2 000 mètres d’altitude. Une sacré périple pour une première journée !

Je n'aurai jamais cru dire cela, mais il aurait été utile que notre hôtel de Poasito fut équipé du chauffage. Il y faisait frais. Tout au plus une dizaine de degrés à la nuit tombée ! Le lendemain, nous avons achevé l'escalade du Poas et contemplé toute sa grandeur.

- L'épisode 2, c'est par là.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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