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Voyage à travers le temps et l’Espace

Voyage à travers le temps et l’Espace
06/05/2015

Quoi de mieux que le nouveau Renault Espace pour remonter le temps au fil d’une centaine de kilomètres ? Un essai tout en nostalgie.

Pionnier des monospaces, tout du moins de ce côté de l’Atlantique, le Renault Espace est un témoin de son temps comme le sont rarement les voitures. Redéfinissant la vie de famille au gré des années 80 et 90, l’Espace a souffert durant les années 2000. La cinquième génération qui fut présentée au Mondial de l’Automobile 2014 redistribue les cartes. Forcément. On parle désormais de crossover. Les lignes sont racées, la bouille de TGV s’estompe. Si la face avant est très convaincante, les optiques arrière sont davantage sujets à débat.

Haut de gamme

C’est l’Espace Initiale Paris, 4 cylindres 1,6l DCi Twin Turbo de 160 chevaux que m’a confié Renault Vitry en un radieux vendredi de printemps, une voiture facturée 46 300€ avec ses options et accessoires*. La gamme démarre à 34 200€.

Pour tout vous dire, la prise en main s’est avérée difficile. Stationnant sur le trottoir afin d’être visible de tous mais coincée par plusieurs véhicules, la mise en circulation s’effectua sous pression entre les bip-bip des radars et le regard inquiet du conseiller clientèle. Ouf, il y a une caméra de recul qui m’amène à la conclusion évidente qu’il est hors de question de s’en passer pour quiconque envisage l’achat de cette voiture !

Toujours est-il que les premiers kilomètres sont extrêmement agréables. On est haut perché dans un confort que je n’ai pas vu chez Renault depuis des années. Tout y joue ! Les surpiqures sur les sièges et le tableau de bord, la qualités des matériaux, l’éclairage d’ambiance qui peut être modifié, les sièges massants, le toit panoramique… Même la tablette tactile R-Link qui parait pourtant incongrue à première vue avec son positionnement vertical. Elle se révèle finalement parfaitement intégrée à l’ensemble en plus d’être intuitive. Un peu comme dans une Tesla en plus petit.

Je remonte le temps

C’est vers les Haut-de-Seine que je me dirige pour effectuer cet essai. Avant cela, il me faut rejoindre le périphérique parisien et même me risquer dans Paris au volant de cet engin de 4,85 mètres de long, 2,13 mètres de large (avec rétroviseurs) et 1,67 mètre de haut. Les radars m’aident à sortir victorieux de cette épreuve. Sur la boucle parisienne, je me décontracte et découvre la routière qu’elle est de toute évidence. On n’entend pas le moteur (sauf à opter pour le mode Sport qui le fera chanter en playback) tandis que la direction a juste ce qu’il faut de souplesse. 

Davantage en confiance, je me risque à Bécon, quartier de Courbevoie très familial aux rues étroites. Les dos d’âne sont une formalité, mais il est hors de question de stationner dehors. La clientèle est déjà au courant, il faut un jardin, un parking… ou une avenue très large. Toujours est-il que lors de cette pause, j’ouvre le coffre et suis très intrigué par ces boutons sur le côté gauche. 

Un ingénieux système afin de replier les 5 places de l’arrière, une par une dans le plancher après rétractation de l’appui-tête. Le cérémonial est captivant et convaincant pour quiconque s’est déjà « amusé » à démonter les sièges escamotables des précédentes générations. Par contre, il faut les remonter manuellement. Côtés chiffres, le volume du coffre démarre de 247l en configuration 7 places jusqu’à 2 101l avec tous les sièges rabattus. Cela reste très agréable même si les chiffres sont en baisse. Renault a visiblement pris le parti de l’habitabilité.

Et les places arrière justement ? C’est une petite déception pour l’homme d’un 1,85 mètre que je suis. Si l’espace aux jambes est très convaincant, mes cheveux brosse le ciel de toit si je m’installe sur un côté tandis que le conducteur n’appréciera pas spécialement que je me  mette au milieu. 

Quant aux places 6 et 7, elles sont prévues pour des enfants tant par leur taille que par leur accessibilité. Logique.

Pilote de navette spatiale

Je poursuis ma balade dans les Hauts-de-Seine… Suresnes, Saint-Cloud puis Garches. Je pars à la rencontre des technologies de ce nouvel Espace sur les routes de mon collège. La direction assistée à faible allure est étonnante de confort grâce aux 4 roues motrices du système 4Control tandis que l’option Easy Park Assist s’impose de lui-même. Un éloge à la paresse certes, mais l’essayer c’est l’adopter au volant de ce grand crossover à la visibilité arrière précaire, qu’il s’agisse d’un créneau, d’un stationnement en bataille ou en épi. Côté consommations, le cycle mixte est donné pour 4,7l/100km. Je suis plutôt à 6,5l/100 km/h après cet essai. Cela reste très honorable pour un véhicule de près de plus de 1,6 tonne.

Affichage tête haute (quoique peu pratique avec des verres solaires polarisés), régulateur de vitesse adaptatif, freinage actif d’urgence, alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux de signalisation et même boite noire vidéo Roadeyes, cet Espace fait tout pour vous éviter accidents et pertes de points. La modernité va en ce sens, inutile de résister. Par contre, rien ne vous oblige à tout utiliser. Vous restez maître de votre véhicule avant tout. Un véhicule évident pour la famille et certains professionnels. Même si le prix est un peu plus élevé que la concurrence, cela a toujours été le cas avec l'Espace. Et puis la dotation de série est considérable. 

* La tablette R-Link avec navigation Europe, le pare-brise panoramique, l’aide au parking avant, arrière et latéral, les feux LED Pure Vision, l’accès et démarrage sans clé (notamment) sont de série.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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