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De la F1 en Iran ?

De la F1 en Iran ?
04/05/2015

Si les négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 au sujet du nucléaire ont abouti à un accord de principe sur une levée partielle des sanctions qui touchent le pays, les autorités iraniennes ont annoncé leur volonté de bâtir un circuit FIA Grade 1, capable ainsi d’accueillir la Formule 1.

Certes, le climat entre l’Iran et le groupe 5+1 (USA, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) est moins crispé que sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, de là à envisager un Grand Prix de Formule 1 dans le pays, il y a de quoi être perplexe. Et pourtant, c’est l’ambition plus ou moins avouée par le vice-président iranien (en charge du tourisme et du patrimoine), Masoud Soltanifar, en annonçant l’intention du pays de construite un circuit qui serait « la plus belle destination au monde pour la F1 », le tout quelques jours après le Grand Prix de Bahreïn. Pour cela, il faudra que le tracée soit homologué par la FIA au Grade 1. Le site retenu est sur l’île de Qeshm, au coeur du détroit d’Ormuz. Tout au sud du pays, face à ses voisins d’Oman et des Émirats Arabes Unis (où il y a le Grand Prix d’Abu Dhabi en fin de championnat) et en bordure de l’autoroute maritime où les Tankers sortent du Golfe Persique.

Le marketing et les sponsors pas d’accord !

Il y a peu de temps, le grand argentier de la Formule 1, Bernie Ecclestone, avait sous-entendu que la F1 allait suffisamment dans ces pays là (arabes, fallait-il comprendre) pour en ajouter un autre. Si les propos du vieux Bernie confèrent peu de crédibilité à la discipline reine, l’expert en Sponsoring de la F1, Zak Brown, s’est montré plus légitime en déclarant (au-delà de la géopolitique), notamment à l’agence Reuters, qu’il y a déjà « une déception de la part de certains sponsors de ne plus voir de course en Allemagne. De fait, comment pouvez-vous avoir 3 courses au Moyen-Orient et aucune en Allemagne ? ». Outre Bahreïn et Abu Dabi, l’Azerbaïdjan (qui a une frontière avec l’Iran) fait son entrée au calendrier en 2016.

Satisfaire les jeunes iraniens...

Dans son argumentaire, le vice-président Soltanifar a assuré dimanche dernier (à l’Islamic Republic News Agency) que « de plus en plus de jeunes iraniens montraient de l’intérêt pour le pilotage ». Dans un pays qui connait tant de privations depuis des années, nul doute que la jeunesse a de plus en plus d’intérêt pour trouver un emploi et augmenter son niveau de vie avant de songer à la Formule 1.

En 2011, l’idée d’un circuit en Iran avait déjà émergé


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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