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Les grid girls n’ont plus leur place en F1

Les grid girls n’ont plus leur place en F1
15/12/2017

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une réflexion. Ross Brawn, nouveau directeur technique et sportif de la F1 (via le propriétaire des droits commerciaux Liberty Media) pourrait se passer de grid girls sur les grilles de Formule 1. Vous savez, ces jolies jeunes filles qui tiennent un panneau au nom d’un pilote, qui sourient et… et puis c’est tout !

C’est au détour d’un entretien avec la radio BBC Radio 5 Live que Ross Brawn s’est plus ou moins positionné sur le sujet des grid girls. Oui, il y a une réflexion en cours sur une Formule 1 qui n’aurait plus recours à leurs services. Jeunes, jolies et même potiches… Elles renvoient une image de la femme objet dont la place en F1 se résume à sois belle et tais-toi. Autant dire que dans un contexte post affaire Weinstein (et ses multiples répercutions), l’idée parait sinon évidente au moins judicieuse.

Tradition, tradition…

Certes, la présence de grid girls auprès des monoplaces n’est pas un sujet hautement stratégique pour l’avenir de la discipline reine mais l’on aurait tort de la remiser au simple folklore d’une F1 où l’on faisait le plein au bout de 20 tours, pour des moteurs dont l’espérance de vie ne dépassait pas les 400 km.

Chaque dimanche, pour quelques plans de coupe en course sur Susie Wolff (ancienne pilote essayeuse chez Williams), Claire Williams (Team principal de Williams) ou Monisha Kaltenborn (DG de Sauber), les caméras restent scotchées de longs moments sur les sourires, parfois aguicheurs, de ces jeunes filles dont la prérogative est de tenir fièrement la pancarte au nom du pilote. Quelle image se dégage-t-il alors de la présence des femmes en F1 ? Un simple faire-valoir sexy qui s’ajoute à l’absence totale d’une pilote au départ d’un grand prix depuis 1976 et Lella Lombardi. Divina Galica, Giovanna Amati ont bien essayé, sans réussir à se qualifier. Est-ce un problème de compétence, de capacités financières, de talent… ou plus évidemment de conservatisme ? La réponse semble dans la question.

Le WEC le fait déjà.

A défaut d’avoir des femmes pilotes en F1, au moins peut-on se garder de les considérer comme des bibelots qui mettent en valeur les voitures (la réflexion vaut aussi pour les salons automobiles). Cela semble être le sens de l’Histoire. Dans le marché automobile, les comportements d’achat ont évolué depuis un certain temps, ce n’est plus seulement un cliché masculin qui achète une voiture mais toute la famille. On est moins dans le prolongement de la virilité que dans la recherche d’un moyen d’aller d’un point A à un point B de manière économique, efficiente et possiblement sans être propriétaire. Le prestige de la Formule 1 et sa tradition doivent s'adapter. D’autant plus que des expériences ont été testés. En Autriche, on eu des grid kids. A Monaco il y a eu des grid boys. Selon Ross Brawn, il y a eu des mécontentements… De son côté, le championnat du monde d’endurance (WEC) se passe de grid girls depuis 2015.

Source : Sport Auto

Illustration : formula1.com


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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