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Red Bull déjà mauvais perdant ?

Red Bull déjà mauvais perdant ?
17/03/2015

Habituée à gagner et même écraser la concurrence, Red Bull vit mal la domination de Mercedes depuis l'année dernière. Au point que la lassitude pourrait pousser Dieter Mateschitz (propriétaire de Red Bull) à investir ailleurs. C’est Helmut Marko, le patron de l’écurie, qui l’a indiqué dans la presse anglaise.

« Cette domination n’est pas la solution pour la F1, et nous le dirions également si Renault était en tête ». Les propos sont de Helmut Marko, patron de Red Bull Racing, dans les colonnes du Guardian. Pourtant, nous n’avons pas souvenir de tels propos lorsque Sebastian Vettel et Mark Webber écrasaient la F1 avec 4 titres mondiaux consécutifs (Pilotes et Constructeurs) entre 2010 et 2013... Mémoire sélective ?

Pression sur la FIA

Au terme d’un Grand Prix d’Australie écrasé par les Mercedes, Red Bull est apparue dans l’incapacité à suivre le rythme. Daniel Ricciardo a terminé seulement 6e (à un tour) tandis que Danil Kvvat n’a même pas pris le départ. Lors des qualifications, les deux Red Bull ont été reléguées respectivement à 2 et 3 secondes. Pire, alors que Red Bull était la deuxième force de 2014, Ferrari et Williams sont passées devant. Du moins sur cette première manche. S’il est bien trop tôt pour une conclusion définitive, le patron de Red Bull tire la sonnette d’alarme met la pression sur la FIA en espérant des modifications réglementaires qui permettraient de rétablir la concurrence. Sans quoi, Dieter Mateschitz (grand patron de Red Bull) pourrait perdre sa passion pour la F1 à en croire Helmut Marko : « Nous évaluerons la situation cet été comme chaque année et examinerons nos coûts et nos revenus. Si nous ne sommes pas satisfaits nous pourrions envisager de quitter la F1 ».

Un grand classique

Ce qui s’apparente à une pleurnicherie est loin d’être une première dans l’histoire de la F1. Sous la pression des autres écuries, la FIA a régulièrement tenté de mettre à mal la domination d’une écurie en modifiant le règlement, pas toujours avec succès, que se soit avec Ferrari (dans les années 2000), Williams et Benetton dans les années 1990 ou McLaren dans les années 80-90. Car si sportivement la performance est admirable, l’écrasante domination a pour conséquence inéluctable l’érosion des audiences à la télévision. Mais avant de songer sérieusement à quitter la Formule 1, Red Bull Racing et Adrian Newey continueront de mettre la pression sur Renault. L'ingénieur en chef de l'écurie autrichienne a déclaré dans le Telegraph : « Nous essayons d'être impliqués au maximum mais il semble y avoir une réelle réticence à s'engager du côté de Renault. Ne pas être compétitif est une chose, ne pas se donner les moyens de s'en sortir en est une autre ». Ambiance.

Avec L'Équipe.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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