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Toyota, ces serial losers des 24 Heures du Mans !

Toyota, ces serial losers des 24 Heures du Mans !
15/06/2016

La firme japonaise a beau être le premier constructeur mondial, son palmarès en sport automobile est famélique. Cela changera-t-il à l’occasion de la 84e édition des 24 Heures du Mans ?

En 1991, Mazda créait la sensation en remportant les 24 Heures du Mans. Volker Weidler, Johnny Herbert et Bertrand Gachot sublimaient la 787B et son quadrirotor Wankel atmosphérique en devançant les trois XJR-12 V12 du team Silk Cut Jaguar. C’était alors le premier succès d’un constructeur japonais au Mans. Et toujours le seul.

L’adversité et la fatalité

Pourtant, Toyota a dépensé (presque) sans compter pour triompher aux 24 Heures du Mans et cela depuis 1985. Au total, 17 engagements qui se sont au mieux soldés par une deuxième place (1992, 1994, 1999 et 2013), au pire par des prestations très décevantes (triple abandon en 1989), des adversaires bien plus forts ou même un manque de chance évident (2014 tant ils semblaient favoris)… Si comparaison n’est pas raison, force est de constater qu’Audi s’est également présenté 17 fois sur la ligne de départ du circuit des 24 heures avant ce week-end. Pour 13 victoires. Et tandis que la marque aux anneaux posait son emprunte sur les 24 Heures du Mans (un monument Home of quattro !), Toyota vivait la même d’expérience en Formule 1 : 8 championnats (entre 2002 et 2009) avec un budget très confortable pour seulement 13 podiums en 139 courses et aucune victoire. Comme en endurance, il faut considérer qu’il y avait un concurrent emblématique (Michael Schumacher) qui raflait tout. Le fait est que lorsqu’une ouverture se créait, ça n’a jamais été une Toyota qui en a profité. La faute à pas de chance ? À ce point ? Heureusement qu’il y a le rallye pour remplir l’armoire de trophées (3 titres en constructeurs en 1993, 1994 et 1999)…

Cette fois-ci, c’est la bonne ?

Bien-sûr, il y a bien au-delà du sport automobile des serials losers. Ce n’est pas la talent qui est en cause, ou les moyens ou même la chance… mais un ensemble de circonstances qui font ce que n’est jamais leur tour (ou si peu). Sur Facebook, on jurerait que le Team Gazoo Racing Toyota est ami avec l’ASM Clermont Auvergne (1 bouclier de Brennus pour 11 finales perdues) l’équipe des Pays-Bas de football (3 finales de coupe du monde perdues) et Raymond Poulidor. Tous ont en commun d'avoir la sympathie du grand public. 

2016 sera-t-elle l’année Toyota ? À priori, non. Du moins, les Japonais ne font pas figure de favoris. Il faut remonter à 2014 pour voir une Japonaise gagner en WEC (à Spa) et les récents essais ont montré que Audi et Porsche sont bien plus rapides. Reste ensuite le comportement en course associé à la fiabilité. Sur ce terrain là, les 6 Heures de Spa (début mai) ont montré que Toyota n’était pas si éloigné que cela des Allemands, preuve que le nouveau Power Unit V6 2,6l bi-turbo + récupération de l’énergie au freinage des 4 roues passant de 6 à 8 mégajoules est compétitif. Est-il fiable sur 24 heures ?

Autre élément permettant d’équilibrer les débats, le fait que Audi et Porsche ne présentent cette année que deux voitures, comme Toyota. Pas de quoi en faire des favoris (rappelons qu’on parle de serials losers), mais offrir de l’espoir à Anthony Davidson, Sébastien Buemi et Kabuki Nakajima dans la n°5 et Stéphane Sarrasin, Mike Conway et Kamui Kobayashi dans la n°6. 

Et pour vous, qui va remporter les 24 Heures du Mans 2016 ? Audi par la force de l'habitude ? Porsche, le tenant ? Toyota, enfin ? Une énorme surprise de Rebellion ?


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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