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Un (très) long dimanche à Interlagos

Un (très) long dimanche à Interlagos
14/11/2016

Autrefois, la Formule 1 était toujours plus intéressante lorsqu’il pleuvait. Hier à Interlagos, ce fut tout le contraire !

Il y avait des pouces baissés, des hués qui descendaient des tribunes hier, à Interlagos. Difficile de ne pas être d’accord avec le public tant le spectacle a été pauvre, à l’exception notable d’un Max Verstapen qui nous a rappelé que la Formule 1 et la pluie ne sont pas si incompatibles que cela. Le plus étonnant est que l’exemple vient d’un gamin de 19 ans qui achève son deuxième championnat.

Depuis quand la pluie est un problème ?

À bien y réfléchir, il me semble que quelques unes des plus belles pages de l’Histoire de la Formule 1 furent écrites avec un ciel chargé et beaucoup d’eau sur la piste. Je pense à Fernando Alonso sur McLaren au Nürburgring en 2007, à la victoire de Damon Hill sur une Jordan à Spa-Francorchamps en 1998 et bien-sûr d’Ayrton Senna à Monaco en 1984. Difficilement battu d’ordinaire, Michael Schumacher était tout simplement imprenable dès lors que la pluie tombait… Hier, à Interlagos, la pluie a contraint le Grand Prix à se dérouler sous régime de Safety Car durant près de la moitié des tours parcourus. Les commissaires ont sorti à deux reprises le drapeau rouge après avoir retardé le départ ! Oui la F1 a une attitude très conservatrice depuis le funeste accident de Jules Bianchi. Mais à qui la faute ?

La F1 prisonnière de ses règlements ?

S’il pleuvait à Interlagos dimanche, nous n’assistions pas non plus à un véritable déluge. Pour autant, aquaplaning et sorties de pistes ont été nombreuses. À se demander si les pilotes savent toujours piloter sous la pluie. En parc fermé du samedi au dimanche, les monoplaces ne peuvent qu’être modifiées à la marge avant le départ d’une course sous la pluie. Un peu moins d’appui à l’avant tandis que la monte des pneus pluie assure à elle seule l’intégralité du rehaussement de la voiture ! Les pneus Pirelli bleus ont d’ailleurs concentré la critique. Mais comment expliquer que Romain Grosjean parte à la faute lors du tour de mise en place ? Comment des pilotes aussi expérimentés que Fernando Alonso et Kimi Raïkkönen ont-ils pu partir à la faute alors qu’avec sa Red Bull, Max Verstapen avait tout compris (en dépit d’une énorme frayeur) avec ses trajectoires larges ? Beaucoup sont partis à la faute au même endroit. En mordant la peinture dans la courbe menant à la ligne de départ. Sebastian Vettel n’a pas arrêté de se plaindre et appelé plusieurs fois à l’arrêt de la course. On aime le personnage ou pas, mais hier sur Canal + Jacques Villeneuve a dit que la Formule 1 ne fabrique plus des héros.

Bonjour tristesse.

Sur près de 4 heures, le Grand Prix du Brésil a semblé comme une longue parade de monoplaces. Pourtant, on n’a rien trouvé de mieux en sport automobile que la pluie pour redistribuer les cartes. La règlementation technique et le conservatisme des commissaires ont abouti à une course d’un ennuie sidérant. Et de presque regretter le beau temps avec deux Mercedes qui survolent la course… 


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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