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L’application Waze aide les tueurs de flics selon la police américaine

L’application Waze aide les tueurs de flics selon la police américaine
27/01/2015

Choc au sommet du 1er amendement de la constitution américaine, la police entend faire pression sur Google dont l’application Waze révèle les emplacements des contrôles de police, aidant potentiellement les « cop-killers » comme le sous-entend un récent fait divers.

Le 20 décembre 2014, Ismaaiyl Brinsley, 28 ans, a assassiné deux policiers à New-York. Avant son passage à l’acte, le meurtrier avait posté sur les réseaux sociaux des commentaires hostiles à la police, en réaction à deux affaires qui ont ébranlées l’Amérique en 2014, lorsque deux personnes noires furent tuées par des policiers sans que ces derniers ne soient poursuivis. Où est le rapport avec l’application Waze ? Selon le journal The Guardian, les US Marshals reprochent à l’application une aide potentielle aux tueurs de flics (« cop-killers ») justifiant leur pensée par le fait qu’Ismaaiyl Brinsley (alias dontrunup) avait partagé une capture d’écran de Waze indiquant le positionnement de policiers.

Ainsi les services de police tenteraient de faire pression sur Google pour que le positionnement des forces de l’ordre ne soient plus possible sur l’application, comme c’est après tout le cas ailleurs (en France par exemple).

Demande illégale ?

Sans être un spécialiste du droit américain, il s’avère que le 1er amendement de la constitution américaine prévoit une large application de la liberté d’expression. Au point que le délit de diffamation est très sérieusement encadré, devant démontrer une intention effective de nuire. La presse est très rarement condamnée (pour ne pas dire jamais). Ces principes s’appliquent à l’application Waze et ses utilisateurs qui sont libres d’indiquer qu’à un croisement se trouve un contrôle de vitesse. Pour l’immense majorité des gens, c’est une aide à la conduite. Pour la police c’est déjà être complice d’un potentiel meurtre.

Illégale en France, quoique…

En France, la justice a tranché le débat de savoir si l’on peut partager sur les réseaux sociaux l’emplacement des contrôles de police sur le bord des routes. L’affaire du groupe Facebook antiradar jugée en décembre dernier à Rodez (Aveyron) en est le plus récent exemple. Pourtant l’application Waze, gestionnaire d’itinéraire et info traffic, peut se montrer tout aussi condamnable. Le 9 janvier dernier, lors de la prise d’otage à Dammartin-en-Goële (77) des frères Kouachi, l’application via son volet participatif indiquait précisément l’ampleur du dispositif policier sur les routes avec tous les barrages signalés.

Plutôt que s’attaquer frontalement à Google et à la Constitution américaine, il serait peut-être plus aisé de contourner la difficulté. Tout simplement avec des policiers qui vérifient eux-mêmes si leur position n’est pas dévoilée sur Waze ou une autre application et la changer s’il le faut.

Via AP et The Guardian


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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