Blog auto > Technologie > Mini > Rencontre avec le CESVI France

Rencontre avec le CESVI France

Rencontre avec le CESVI France
30/07/2014

12 fois par an, CESVI France envoie une voiture contre un mur. Et si l’on est loin d’un véritable crash-test type EuroNCAP, ce choc à 15 km/h reproduit les petits accidents du quotidien et affine considérablement les données des assureurs et les techniques des réparateurs.

C’est un bâtiment à peine plus voyant que ceux de la zone d'activité entourant le Futuroscope de Poitiers (à Jaunay Clan) et pourtant. CESVI France est un centre de recherche et de formation sur la réparation automobile et détenu à 90% conjointement par les assureurs Groupama-Gan et COVEA (Maaf-GMF-MMA). Quatre grands axes y sont travaillés, la mise au point de méthodologies innovantes, la réalisation de tests pour les produits et matériels disponibles sur le marché, la veille technologique et l'étude complète des véhicules récemment commercialisés. Mais en ce matin de juillet, nous avons rendez-vous pour assister à un mini crash-test. Toute l’ironie résidant dans le fait que la voiture sacrifiée sur l’autel de la science est une MINI Cooper D.

À 15 km/h ?

Surplombant le couloir de la mort, la Cooper D et son crash test dummy* sont tractés à la vitesse de 15 km/h contre 32 tonnes de béton et d’acier et un angle de 10°. Si le bruit est important, le choc n’est pas réellement impressionnant. Les airbags ne se déclenchent pas à cette vitesse et il n’y a pas de débris. On peut même dire que la MINI a fière allure pour une voiture qui rencontré un obstacle aussi important censé récréer scientifiquement le quotidien ! Le temps est venu pour le personnel de relever visuellement les traces de l’impact. Quelques éléments de carrosserie déplacés et/ou tordus, le phare gauche enfoncé sera à changer, tout comme le capot. Mais le radiateur semble intact… Au final, ce seront bien les capteurs qui livreront le verdict de ce choc.

Affiner les estimations à travers le monde.

Cabossée, la MINI Cooper D est à présent à réparer. Elle le sera au CESVI en servant de support à la formation (continue) des professionnels. L’objectif sera d’assimiler les nouvelles techniques (en mécanique, carrosserie et peinture), mais aussi de pouvoir objectivement déterminer le coût réel des réparations (pièces et main d’oeuvre). Ces conclusions permettent aujourd’hui aux assureurs (90% de l’actionnariat) d’affiner leurs chiffres avec les professionnels du secteur (réparateurs comme constructeurs) mais aussi d’élaborer les primes les plus justes auprès de leurs clients. Le CESVI de Poitiers ne travaille d’ailleurs pas seul, puisque 24 autres centres à travers le monde (Europe, Asie, Australie, Amérique du nord et du sud) utilisent cette méthode commune sous le sceau de la norme RCAR (pour Research Council for Automobile Repairs).

*ou plus sérieusement DAE pour Dispositif Anthropomorphe d’Essai.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

Commentaires