Blog auto > Actualités > Le prix du diesel va rejoindre celui de l’essence (et pas l’inverse)

Le prix du diesel va rejoindre celui de l’essence (et pas l’inverse)

Le prix du diesel va rejoindre celui de l’essence (et pas l’inverse)
24/10/2017

C’est fait ! le week-end dernier, l’Assemblée Nationale a voté la hausse de la fiscalité du diesel afin de l’aligner sur celle de l’essence en 2021.

L’ensemble des candidats à la présidence de la République ont évoqué, en début d’année, la nécessité d’aligner la fiscalité du diesel et de l’essence afin de soutenir un carburant jugé moins polluant et limiter la pollution générée par le diesel, notamment en centre-ville. Cela eut été naïf de croire que les taxes sur l’essence seraient baissées afin de rejoindre celles du diesel. A ce jeu-là, les recettes de l’Etat en auraient souffert !

Ainsi, samedi, l’Assemblée Nationale a voté la hausse de la fiscalité du diesel. Cela se concrétise par une hausse de 2,6 centimes de la Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Energétiques (TICPE). Une augmentation qui est actée dans la loi de finance 2018, appliquée au 1er janvier 2018 et qui sera reproduite 4 ans durant afin que les prix du litre de gazole et du litre d’essence convergent en 2021.

L’écologie punitive, encore.

Une fois encore, c’est en pénalisant les consommateurs que l’Etat entend prôner la bonne parole. Celle de vouloir privilégier l’essence après des décennies de mise en avant du diesel. Il apparait une nouvelle fois que la mesure fiscale se veut punitive alors que le marché a naturellement tendance à se réguler seul. En effet, la part de marché du diesel recule significativement depuis 3 ans. Depuis le début de l’année, la part de marché du diesel se situe à 48% là où elle était de près de 73% en 2012.

Grâce à davantage d’efficience, les motorisations essence ont reconquis les marchés des segments A, B et C. Sans toucher à la fiscalité, on parie qu’il serait apparu d’ici deux ou trois ans que les seuls clients du diesel seraient ceux qui en ont réellement besoin, c’est-à-dire des personnes qui parcourent largement plus de 20 000 kilomètres par an ! L’Etat est ainsi en passe de taxer davantage un produit qui sera moins en moins consommé. A la place, il ne reste que l’impression (la vérité absolue ?) que la fiscalité de l’écologie automobile en passe forcément par un caractère punitif.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

Commentaires