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Grosjean chez Haas. Un risque ? Une chance ? Une obligation ?

Grosjean chez Haas. Un risque ? Une chance ? Une obligation ?
30/09/2015

Il était 17 heures en France lorsque la nouvelle écurie de Formule 1, Haas, a annoncé la titularisation de Romain Grosjean pour 2016. Au sein d’un team plus que jamais présenté comme la pouponnière de Ferrari, que vient faire le pilote estampillé Renault ? Décryptage.

À force de trainer à racheter Lotus F1 Team, Renault doit à présent composer avec le départ de Romain Grosjean. Le Français tenait sportivement l’écurie à bout de bras depuis l’entrée en vigueur de la réglementation du V6 Turbo hybride conjuguée au départ de Kimi Raïkkönen chez Ferrari. En 2014, avec une Lotus mal née et sous motorisée, il était parvenu à inscrire 8 points quand son coéquipier Pastor Maldonado devait de contenter de 2 points en fin d’exercice. Cette année, il surclasse également le Vénézuélien : 44 points contre 16 et presque toujours devant sur la grille de départ.

Martin Brundle, qui officie sur Sky Sports comme consultant, estime d’ailleurs (dans des propos rapportés par Nextgen-Auto) que Lotus a ralenti la carrière du natif de Genève. Il est en effet difficile de contredire l’Anglais même si Lotus a eu l’immense mérite de maintenir le champion GP2 Series 2011 en F1.

Un secret de polichinelle

Depuis des semaines, l’avenir de Romain Grosjean (29 ans) semblait joué. À Monza, il avait annoncé avoir pris une décision tout en remisant l’annonce à plus tard. Depuis, de nombreux médias l’ont annoncé chez Haas, l’intéressé peinant également à respecter l’embargo sur les antennes de RMC où il est « expert F1 » chaque jeudi précédant un Grand Prix.

Rebondir chez Haas pour aller chez Ferrari ?

Dans une intersaison 2015-2016 qui s’annonce très calme sur le front des transferts, Romain Grosjean prend le risque (ou tente sa chance) chez une nouvelle écurie. L’Histoire récente montre que les nouveaux venus en F1 ont tous peiné, fautes de moyens. Si les moyens de Haas sont sans commune mesure aux anciennes HRT, Caterham ou Marussia, le team américain n’aura pas pour autant les moyens d’un constructeur comme BMW, Toyota ou Jaguar qui ont pourtant souffert à leurs débuts. Pour conjurer le sort, Haas F1 compte sur Ferrari qui fournira le Power Unit, mais très probablement aussi sur Esteban Gutierrez, le pilote réserviste de la Scuderia qui a cumulé les heures dans le simulateur Ferrari en 2015. Le Mexicain n’a pas pour autant été confirmé mardi après-midi. De quoi faire de Haas F1, la nouvelle pouponnière de Ferrari selon un modèle qui pourrait rappeler (de loin) les rapports entre Red Bull et Toro Rosso. L’objectif du Français sera de récupérer le baquet de Kimi Raïkkönen en 2017. Pas une mince affaire si l’on considère que de nombreux autres polies lorgnent dessus. Valtteri Bottas et Niko Hulkenberg pour ne citer qu’eux.

Certainement relégué en fond de grille pour au moins la première moitié du championnat 2016, Romain Grosjean semble prendre le risque de reculer pour mieux sauter. Une stratégie finalement bien plus ambitieuse que se satisfaire du confort offert par Renault dans le rachat de Lotus où le compétitivité demeure néanmoins un immense point d’interrogation.

Sur son compte Twitter comme lors de la conférence de presse, Romain Grosjean s'est déclaré "fier" de rejoindre Haas tout en précisant que ce fut "un honneur de courir dans une écurie aussi unie... (que Lotus) j'aurai toujours Enstone dans mon coeur". 


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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