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La Formule 1 redevient-elle vraiment intéressante ?

La Formule 1 redevient-elle vraiment intéressante ?
29/07/2019

Comme souvent lors d’une immense période de domination, la F1 s’ennuie. Sauf que depuis 3 courses, c’est tout le contraire. Retour.

Quel pied ce Grand Prix d’Allemagne ! À se demander pourquoi il ne pleut pas plus souvent les week-end de grand prix. Dimanche à Hockenheim, tous les ingrédients ont été réunis pour une course aboutissant à des évènements et un résultat improbables avec seulement 13 voitures à l’arrivée. Une nouvelle victoire de Max Verstappen, Sebastien Vettel qui remonte de la 20e à la 2e place alors que le pilote Ferrari semblait au fond du trou et un podium inattendu pour Daniil Kvyat et Toro Rosso. Ayant mis des moyens importants pour célébrer 125 ans de sport auto, Mercedes a fait chou blanc sur ses terres (Bottas out, Hamilton 11e mais récupérant la 9e à la faveur du déclassement de deux Alfa Romeo). L’intérêt du championnat parait relancé au terme d’un mois de juillet de Formule 1 totalement dingue.

Let them race !

Replaçons le contexte. De l’Australie jusqu’au Grand Prix de France, Mercedes a fait cavalier seul avec 6 doublés en 8 courses. Pire, Ferrari ne semblait pas en mesure de lutter parce que mal organisée (stratégie) en dépit d’une voiture que nous étions beaucoup à juger bien née lors des essais hivernaux. Autant dire qu’à l’issue d’un Grand Prix de France d’un ennui mortel, le championnat 2019 semblait bien mal embarqué. Puis il y a eu le rendez-vous de Spielberg où une nouvelle rivalité est née entre Max Verstappen et Charles Leclerc sous les vivas d’une tribune orange de supporters néerlandais semblant tout droit importés du football. Une rivalité qui a pris de l’épaisseur à Silverstone avant que Max la menace ne se fasse harponner par Vettel.

Le point commun à ces trois courses est la confusion des évènements et des conditions de course qui ont remplacé la traditionnelle gestion des pneumatiques au profit d’une attaque-défense beaucoup plus forte, pouvant conduire à des erreurs humaines ou de stratégie. L’espace de ces trois sources, le téléspectateur a tout simplement vu des pilotes s’exprimer et non plus des ingénieurs gérer. On aime la bagarre, les têtes de mule mais aussi les accrochages. Ne nous leurrons pas, c’est là où les intérêts du spectacle et des écuries divergent. L’image de Toto Wolff tapant du poing après la sortie de piste de Bottas en Allemagne ne l’illustre que trop bien (5’43 dans le résumé).

La valse des baquets devrait être intense

Une course qui devrait peser lourd pour savoir qui pilotera quoi en 2020. À ce jeu-là, Valtteri Bottas, Pierre Gasly et Nico Hülkenberg n’ont clairement pas marqué des points en Allemagne (à plus d’un titre). À l’inverse, Daniil Kvyat, Lance Stroll et dans une moindre mesure Robert Kubica (qui a débloqué le compteur de Williams avec le point de la 10e place, ce qui paraissait inespéré) en ont marqué. Ajoutons Esteban Ocon qui semble plus que jamais promis à un retour en F1 l’année prochaine. De manière peut être trop chauvine, beaucoup l’annonce chez Mercedes. Mais le Français serait-il vraiment capable de faire aussi bien que Bottas qui cumule tout de même en 11 courses 184 points avec notamment 2 victoires (4 poles) et n’a été que deux fois hors du podium ? Un retour via Renault à la place d’Hülkenberg semble plus certain.

Chez Ferrari, l’incertitude planait sur la hiérarchie entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc. Séparés par seulement 3 points au départ, le Monégasque avait la possibilité d’imposer un nouveau rapport de force au sein de la Scuderia. Sa sortie de piste, conjuguée à la formidable remontée de Vettel permet au contraire de réconforter l’Allemand dans son leadership. Au moins pour les prochaines courses. Qui sait, le quadruple champion du monde va-t-il retrouver suffisamment de confiance et de pointe de vitesse pour en faire une formidable animateur de la seconde partie du championnat. Il serait temps. Car si Ferrari devance toujours Red Bull au championnat Constructeurs de 41 points, l’écurie autrichienne a elle remporté deux courses quand Ferrari espère un premier succès. Sur le Hungaroring le week-end prochain ?

Bonus : L'avis de Jeremy Clarskon sur la F1 actuelle

Pas vraiment connu pour son caractère rationnel, Jeremy Clarkson (ex Top Gear, The Grand Tour) appelle, entre deux verres de rosé, à ce que la F1 se radicalise .

- Vers un retour des ravitaillements en F1 ?

Vidéos et illustration : formula1.com


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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