Blog auto > Sport-auto > Votre check-list pour les 24 Heures du Mans 2019

Votre check-list pour les 24 Heures du Mans 2019

Votre check-list pour les 24 Heures du Mans 2019
14/06/2019

La 87e édition des 24 Heures du Mans se tient ce week-end. S’il n’y a presque rien à craindre pour Toyota, voici quelques éléments qui vous permettront de maitriser l’ensemble des problématiques de la plus célèbre course du monde.

Triomphe annoncé pour Toyota ?

Seul grand constructeur engagé dans la catégorie reine, Toyota se présente au Mans sans véritable concurrence sportive. L’optimisme est donc de mise chez Gazoo Racing. Cependant, les TS050 Hybrid n°7 et 8 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et Jose-Maria Lopez d’une part et de Fernando Alonso, Sebastien Buemi Kazuki Nakajima d’autre part lutteront pour la victoire. Avantage supposé au second équipage qui est en tête du classement de la super saison du WEC dont les 24 Heures du Mans 2019 sont la manche finale. Seule une victoire de la N°7 face à un abandon de la N°8 pourrait changer cet ordre.

Et si les Toyota se rataient ?

En venant au Mans avec « seulement » deux voitures, Toyota s’expose à un risque de fiabilité, d’accident, de contre-performance, erreur humaine… Sait-on jamais les 10 kg de leste supplémentaires pourraient avoir un effet pervers. Et puis, ce ne serait pas la première fois que Toyota connait une immense désillusion dans une course qui demande tant d'humilité.

Rien que mercredi soir, lors de la première séance de qualifications, la Toyota n°7 a percuté la DragonSpeed n°31 à la chicane Ford, juste avant l’entrée dans la ligne droite des stands

Du coup, dans une catégorie LMP1 à 8 voitures, les deux Rebellion R13-Gibson (au look très coloré) tacheront d’en profiter. Avantage à la n°1 du trio Jani-Lotterer-Senna plutôt qu’à la n°3. Suivent les 3 BRE, la n°17 avec notamment Egor Orudzhev, Sergey Sirotkin et Stéphane Sarrazin fait office d’outsider intéressant du fait de l’expérience du trio de pilotes et d’une troisième place obtenue lors des qualifications jeudi soir.Il faudrait une hécatombe doublé d’un miracle pour voir la ByKolles (Dillmann-Webb-Ruberti) monter sur le podium. Au point d’y voir plutôt une LMP2… comme l’Alpine n°36 du trio Lapierre-Negrão-Thiriet victorieuse dans sa catégorie l’année dernière et 5e au général au bénéfice d’une disqualification de la G-Drive Racing n°26.

Tour d’honneur pour Ford, BMW et le V8 Corvette

Le suspense sera plus certain en catégorie GTE Pro avec une lutte acharnée entre Porsche, Ferrari, Aston Martin, Corvette, Ford et BMW. Ces deux derniers constructeurs tireront un trait sur leur engagement en endurance au terme de la course tandis qu’une révolution s’annonce avec la fin de carrière du V8 de la Chevrolet Corvette et son bourdonnement si caractéristique. En 20 ans, les Corvette C5, C6 et C7 ont cumulé 8 victoires de catégorie au Mans.

Côté piste, on suppose que les 911 RSR du Porsche GT Team sont les plus fortes sur le papier mais l’on serait étonné que Ford et ses 4 GT en livrés historiques Le Mans 66 et 67 ne soient pas particulièrement performantes.

Un équipage 100% féminin

3 femmes sont engagées cette année. Elles sont toutes les 3 associées à la Ferrari 488 GTE de Kessel Racing (GTE Am) et se nomment de gauche à droite sur la photo empruntée à Radio France, Michelle Gatting (DAN), Manuela Gostner (ITA) et Rahel Frey (SUI). Si ce n’est pas la première fois qu’un équipage 100% féminin s’engage au Mans, nul doute qu’un focus particulier devrait être fait sur ces dames durant le week-end en cette période de mondial féminin de foot.

Autre pilote qui ne devrait pas manquer de sollicitations en GTE Am : Mathias Lauda. Le fils de Niki (disparu le 20 mai) sera au volant de l’Aston Martin Vantage GTE n°98 en compagnie de Paul Dalla Lana et de l’ancien pilote de F1 Pedro Lamy.

Un prototype à hydrogène en démonstration

Pas de garage 56 cette année mais un prototype de course LMPH2G (illustration ACO) en tête des 62 voitures lors de la procédure de départ. Une première mondiale pour ce proto MissionH24 qui est le fruit de la collaboration entre l’ACO et GreenGT. S’agit-il du futur des 24 Heures du Mans ? À voir, toujours est-il que le bolide développe 653 chevaux via une paire de moteurs électriques sur chaque roue arrière alimenté par 3 réservoirs de dihydrogène (H2). Ce laboratoire roulant revendique un 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et 300 km/h de vitesse de pointe. Bien mais perfectible à ce niveau de compétition.

Des records en vue ?

Aussi performante soit la voiture, l’établissement de nouveaux records est avant tout conditionnée par les faits de courses et les éventuelles neutralisations. Pour autant, si Toyota souhaite davantage inscrire son nom dans la légende, cela pourrait passer par le record de distance parcourue datant de 2010 et l’Audi R15+ TDI : 5 410, 713 km soit 397 tours. À titre indicatif, c’est 9 tours de plus que la distance des vainqueurs de 2018 alors que cette édition s’est disputée sans trop de pluie, ni trop de safety car. Peut-être que le meilleur tour en course d’André Lotterer établie en 2015 avec l’Audi R18 e-tron quattro est plus accessible en 3:17.475. L’année dernière, Sebastien Buemi fut très proche de battre ce record échouant à moins de 2 dixièmes de la marque de Lotterer (3 :17.658). Le lest de 10 kg sera-t-il rédhibitoire ? Les essais libres et les qualifications vont en ce sens avec des Toyota pas si à l’aise devant les SMP et Rebellion. Les 6 premières voitures se tiennent en 1,313 seconde après la Q3. 

Le bulletin météo

D’après Météo France, le ciel s’annonce plutôt sympathique. Tout du moins samedi avec un mélange de nuages et d’éclaircies plus ou moins franches. À guetter, des rafales de vent pouvant atteindre les 50 km/h et limitant la température dans l’air une vingtaine de degrés. Le début de la nuit pourrait être clair avant que quelques pluies « éparses » ne viennent relancer la vigilance des pilotes et ceci jusqu’à dimanche après-midi.

Sur quelle chaîne voir les 24 Heures du Mans 2019 ? 

L’intégralité de la course sera visible sur Eurosport. Pour sa part, France 3 proposera des prises d’antenne de 14.20 à 16.55 ainsi qu’un point course de 16.15 à 16.45 le samedi  mais toute la nocturne de 00.30 à 11.45 avant une dernière prise d’antenne entre 12.55 et 15 heures pour l’arrivée. 

Sur les réseaux sociaux aussi la course pourra être suivie à travers les comptes officiels des principales écuries ainsi l’officiel 24 Heures du Mans. 


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

Commentaires