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Kadett C OSV 40 : La vision de la sécurité par Opel, il y a 40 ans

Kadett C OSV 40 : La vision de la sécurité par Opel, il y a 40 ans
24/09/2014

Il y a 40 ans, les ingénieurs d’Opel ont laissé libre court à leur imagination sur le thème de la sécurité automobile. Le résultat fut une Kadett C OSV 40 d’à peine 1 000 kg capable de résister à un choc frontal à 65 km/h.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’industrie automobile a le vent en poupe sous fond de reconstruction de l’Europe et du Monde. Les Trente Glorieuses ! Sauf qu’avec de plus en plus de voitures sur les routes, les chiffres de la sécurité routière ont explosé. En 1972, près de 18 000 personnes meurent sur les routes françaises. 20 000 en Allemagne. Et si les politiques de tous bords aiment récolter toute la gloire de la baisse continue de la mortalité routière depuis 40 ans (grâce à l’arsenal législatif mis en place), les constructeurs automobiles ont joué un rôle au moins aussi crucial dans la préservation des vies. En 1973, Opel équipait de série toutes ses automobiles avec des ceintures de sécurité. Son port ne fut rendu obligatoire par le législateur allemand qu’en 1976.

Absorber les chocs, prévoir la déformation du véhicule

À l’occasion de la conférence technique internationale sur la sécurité des véhicules de Londres en 1974, les ingénieurs d’Opel présentent une Kadett C, baptisée Opel Security Vehicle ou OSV 40. Une voiture qui se voulait être un véritable laboratoire de la sécurité routière du futur. Une voiture qui pouvait résister à un choc frontal à 40 mph, soit environ 65 km/h. Tout en pesant à peine 1 000 kg, l’OSV40 se démarquait du modèle de série présenté un an plutôt avec de plus amples ailes. Elles étaient remplies d’une mousse polyuréthane (de même que les longerons de bas de caisse et les corps creux des seuils de porte) confiant ainsi une grande capacité d’absorption des chocs et pouvaient même se déformer au-delà d’un impact à 8 km/h tout en préservant l’habitacle. 

À bord, le pavillon est renforcé par des marbrures tandis que les sièges avant ont été fixés au toit par l’appui-tête (même si c'est très laid). Ils ont par ailleurs été élargis afin de former une barrière continue avec l’arrière. En dépit de cela, il était toujours possible de régler son siège ! Autre nouveauté d’alors, le pare-brise en verre feuilleté directement collé à la carrosserie. De la mousse polyuréthane fut également implantée à hauteur de 2 centimètres dans toutes les zones de l’habitacle où un passager pouvait entrer en contact en cas de choc et ceci malgré la présence d'une ceinture de sécurité trois points aux 4 places et même avec prétensionneur à l’avant.

Voir et être vu

Prête au choc, l’OSV 40 se voulait également prévoyante avec pas moins de 4 feux supplémentaires derrière la lunette arrière afin de signaler un freinage d’urgence, les ancêtres du troisième feu stop. Le conducteur recevait l’assistance de 11 fonctions de contrôle allumant les warnings au moindre problème et de rétroviseurs extérieur à deux angles de vision afin de réduire au maximum les angles morts.

Des crash-tests réalisés avec succès

Juge de paix de la sécurité offerte par une automobile, les crash-tests ont permis de mettre en évidence les atouts de l’OSV 40. Face à une barrière non déformable le choc à 40 mph (65 km/h) a révélé que les portes pouvaient toujours s’ouvrir sans l’aide d’outils de désincarcération. La partie avant du véhicule a absorbé la majeur partie du choc (se raccourcissant de 50 cm). Des conclusions très positives furent également tirées des chocs avec un pylône (à 50 km/h), en collision latérale avec un poteau ou après un reversement à 48 km/h. Certaines de ces technologies ont peu à peu envahi nos voitures jusqu’à l’avènement des technologies de sécurité passive comme le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) permettant de maintenir une distance de sécurité avec le véhicule vous précédant. Un des technologies, parmi tant d’autres, qui embarquent à bord de la nouvelle Astra.

Et aussi : Volvo = Sécurité


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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