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Pourquoi Uber "met en danger" ses clients londoniens ?

Pourquoi Uber
25/11/2019

D’après Transport for London, l’application de VTC Uber met en danger ses clients. Si bien que la licence n’a pas été renouvelée. Explications.

Avec Uber est apparu le néologisme « ubérisation ». Il souligne (plutôt négativement) une économie de l’utilisation de services de manière plus directe via les nouvelles technologies et sans la lourdeur administrative et fiscale de l’économie du XXe siècle. Néanmoins, ce n’est pas pour cette raison que l’autorité des transports de Londres (TfL) a refusé de renouveler la licence de l’application Uber dans la capitale anglaise. Le communiqué de TfL explique que par une faille dans l’application, les passagers sont mis en danger. De fait, la licence expire ce lundi 25 novembre à minuit conformément à une première mise en garde faite le 24 septembre avec un renouvellement de licence pour seulement 2 mois.

« En danger » ? Vraiment ?

TfL pointe une faille de l’app Uber permettant à des conducteurs d’uploader leur photo sur le compte d’autres chauffeurs. Cette subtilité est loin d’être anodine, au moins 14 000 trajets sont concernés sur les derniers mois d'après TfL. L'authorité précise qu’une autre défaillance de l’application permet à des chauffeurs de créer des comptes sans pour autant disposer d’un permis de conduire valide et donc encore moins une assurance.

Deux ans de tensions

Depuis 2017, l’application californienne et les autorités londoniennes (soutenues par le Maire Sadiq Khan) sont en conflit. Voilà deux ans, Uber avait eu gain de cause en appel après que TfL ait lourdement augmenté les tarifs d’obtention de licence (de 2 826£ à 2,9 millions soit 3,4 M€ !). TfL justifiait alors cette augmentation par les nombreux nouveaux dossiers à traiter (du simple au double entre 2013 et 2017 pour s’établir à 116 000 chauffeurs) et l’augmentation des moyens de contrôle.

L’été dernier, il a également été reproché à l’app de VTC de ne pas permettre aux clients de contacter les urgences via l’application. Il fut également demandé à Uber la mise en place d’un capteur permettant de détecter une immobilisation trop longue synonyme d’accident. Ce qui fut fait.

La défense d’Uber

Comme en 2017, Uber a fait appel de la décision de TfL comme annoncé dans un communiqué. Jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue, Uber London Limited précise que le service continuera de fonctionner. D’après Uber, 45 000 chauffeurs opèrent à Londres, l’un des plus importants marchés de l’application avec 3,5 millions de clients. Jusqu’à quand ?

En France, l'application est également montrée du doigt. Un appel au boycott a été lancé par des internautes se plaignant d'agressions sexuelles de la part de chauffeurs, notamment avec le hashtag #UberCestOver.

Sources : TfL, uber.com et Le Monde.

- Le palmarès 2017 des objets retrouvés dans les voitures Uber.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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