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Qui atteindra les 500 km/h en premier ?

Qui atteindra les 500 km/h en premier ?
12/08/2019

C’est un duel stratosphérique qui s’annonce dans les mois et années à venir. Celui du premier constructeur ou préparateur à atteindre, voire dépasser les 500 km/h de vitesse pointe. C’est un objectif avoué pour les Américains de Hennessey et un challenge envisageable pour Bugatti. D’autres constructeurs pourraient être intéressés ?

Il y a un peu moins d’un an, le préparateur américain Hennessey annonçait viser une vitesse de pointe de 300 mph avec sa Venom F5. Sauf qu’à l’international, 300 mph (482,8 km/h) sonne creux. Alors il fut ajouté l’ambition de dépasser les 311 mph, soit 500,5 km/h. Un objectif stratosphérique qui semble profondément inutile mais permettant de stimuler une course technologique que pourrait rejoindre Bugatti. Son patron, Stephan Winkelmann l’a confirmé à Automobile Mag. Pour cela, la Chiron (W16 de 1 500 ch de série) serait épaulée d’un bloc électrique afin de faire voler en éclat la vitesse bridée de 420 km/h de l’Alsacienne… À moins que ce ne soit la Divo (illustration) qui soit mise en valeur. Sur le papier, c’est moins que les 431 km/h de la Veyron Super Sport suggérant ainsi que la Chiron en a (énormément) sous le pied. Autre constructeur qui pourrait se sentir challengé, le Suédois Koenigsegg. Avec l’Agera RS, il est d’ailleurs le tenant du record officiel pour un véhicule de série établi en novembre 2017 dans le Nevada à plus de 444 km/h.

Quel intérêt ?

Même si Hennessey, Bugatti ou Koenigsegg parvenaient à suffisamment doper leurs moteurs pour atteindre sur le papier une telle vitesse, y compris au niveau de la consommation, reste à trouver des partenaires de choix pour réaliser concrètement une telle performance à commencer par les pneus. En effet à une telle vitesse, le frottement, la chaleur, la pression… sont telles qu’ils pourraient exploser sur la moindre imperfection de la route, du circuit ou tout simplement se détruire avant d’atteindre le seuil cherché. Faut-il préciser les risques de crever à cette vitesse ?

Reste la question de l’intérêt d’une telle performance. La course à la vitesse n’est en rien une priorité de nos jours et semble un gabegie financière certaine à moins d’intégrer la production de 50 exemplaires vendus à des immenses fortunes du monde. En face, les mouvements écologistes ne rateront pas de souligner une telle aberration (avec le soutien d'une partie de l'opinion publique) faisant virer l’opération de communication au bad buzz. Pour autant, on ne peut qu’encourager la course à la performance, elle est génératrice d’idées pouvant avoir d’autres applications bien plus concrètes.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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