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Le diesel moins présent en France.

Le diesel moins présent en France.
03/09/2014

Si les chiffres mensuels des immatriculations de voitures sont à prendre avec des pincettes, une donnée apparait mois après mois : Le recul de la part de marché des motorisations diesel. Est-ce pour autant une prise de conscience écologique ?

Vous vous souvenez, en 2012, le diesel a largement été montré du doigt comme un polluant mortel, la faute à la concentration de particules fines dont les fameux oxydes d’azote (NOx) qui seraient indirectement responsables de 42 000 morts par an en France (380 000 en Europe) selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Un chiffre qui a fait froid dans le dos en plus d’être mal expliqué. Et puis comme toutes les autres, cette info a été chassée par une autre.

Subissant une crise qui s’éternise, la France voit les ventes de voitures neuves chuter depuis des années. Ajoutez l’incertitude professionnelle et fiscale, l’augmentation du budget auto, la dépréciation… Rien n’incite réellement à investir dans une voiture neuve aujourd’hui. D’autant que les alternatives se développent (autopartage, covoiturage…).

Une voiture neuve sur deux vendue en France est une petite voiture.

Le 1er septembre, le traditionnel chiffre des immatriculations du mois d’août est tombé. Un marché une nouvelle fois en baisse. -3% par rapport à août 2013. Mais plus loin que cette comparaison brut loin d’être fiable*, ce qu’il apparait désormais c’est que la part du diesel recule. Est-ce le résultat d’une prise de conscience écologique ? Non. La réflexion sur la nécessité d’une motorisation diesel par rapport au kilométrage annuel ? Pas vraiment non plus. Les chiffres des ventes démontrent, sur l’année 2014, une importante percée des motorisations 3 cylindres essence sur les meilleures ventes (Clio IV, 208, C3…) en plus des petites citadines coutumières du fait. Un effet downsizing conjugué au volume puisque désormais le segment A + B représente plus de la moitié des ventes en dépit d’une progression stupéfiante du segment SUV/ Crossover avec le Captur, le 2008 et même l’Evoque à son niveau**.

Concrètement, selon le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, l’évolution de la part du diesel dans le marché français sur les 2 ans glissants passe de près de 73 à 62%. À la faveur quasi exclusive des motorisations essence synonyme de sportivité, de puissance, de plaisir, d’expressivité… Le marché électrique persiste au stade embryonnaire.

Sur les petites voitures, la différence de prix est plus importante entre motorisation essence et diesel, quand le choix existe***. Par exemple la Toyota Yaris finition Dynamic à partir de 16 850€ avec le 100 VVT-i essence passe à 18 400€ avec 90 D-4D (+9% et 10% moins véloce). Si l’on peut se féliciter de voir les motorisations diesel commencer à renier les centre-villes où elles sont moins utiles et plus polluantes, le contexte nous laisse à penser que c’est surtout le sens des économies qui privilégie ce choix. Nous ne sommes pas sortis de la crise, c’est évident !

* Au-delà de toute considération économique ou de constructeurs immatriculant plus que d’ordinaire sans vendre pour autant, la baisse de 3% d’août 2014 à août 2013 devient hausse de 1,8% si l’on tient compte d’un nombre de jours ouvrés comparable (21 jours en 2013 contre 20 en 2014) d’après les chiffres du CCFA !

** Land Rover a vendu davantage Range Rover Evoque en France en 2014 que Opel d’Adam !

*** La nouvelle Twingo, 108, C1… n’offrent que des motorisations essence. 


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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