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Les femmes prennent leur envol dans l’industrie automobile

Les femmes prennent leur envol dans l’industrie automobile
09/09/2014

D’après Carlos Ghosn, ce sont les femmes qui prennent la décision finale de l’achat d’une voiture dans 60% des cas. Une réalité qui a conduit les constructeurs à leur faire de la place dans les postes à responsabilités. Il était temps.

Elle fait figure d’exception en présidant à la destinée de General Motors. Mary Barra est la seule femme à la tête d’un constructeur automobile et ce n’est certainement pas un hasard si cela est arrivé aux États-Unis puisque 43% des postes de leadership sont détenus là-bas par des femmes. Une quasi parité loin d’être copiée dans le monde.

Au Japon par exemple, seulement 11% du leadership est confié aux femmes. Et si le gouvernement nippon espère voir ce chiffre progresser à 30% en 2020, c’est grâce au comportement d’achat que les femmes prennent et prendront davantage de pouvoir chez les constructeurs. 60% du temps, c’est une femme qui décide l’achat (ou non) d’un véhicule a indiqué Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, cet été. C’est sur ce type de considérations que Toyota a confié en 2012 le poste d’ingénieur en chef de la Lexus CT200h à Chika Kako. 

Une révolution culturelle puisque 1% des postes à responsabilités étaient alors aux mains des femmes chez Toyota et sa branche premium ! Un succès puisque la Lexus CT200h continue d’accroitre ses ventes mois après mois.

De la responsabilité sociale.

En France, les femmes représentent à peine 17% des dirigeants de société. Un chiffre qui tombe à moins de 8% pour les entreprises du CAC40. L’industrie automobile ne déroge pas à la règle d’un univers impitoyable, souvent macho. Du moins si l’on regarde dans le rétro, car aujourd’hui la tendance est à la féminisation des postes de direction. Chez Renault, il y a même une directrice de la responsabilité sociale, Claire Martin. En novembre 2013, elle déclarait au Journal des Grandes Écoles que Renault veut « renforcer le recrutement des jeunes diplômées dans les secteurs de la fabrication et de l’ingénierie ». Une volonté qui ne sera pas forcément visible du jour au lendemain puisque les femmes sont « minoritaires dans les formations scientifiques ou ingénieur ».

La prise de conscience de la femme dans l’entreprise au sein de Renault remonte à 2009, lorsque pour la première fois depuis 1899, une femme entra au Comité Éxécutif. C’est à partir de là que Claire Martin a développé des outils pour quantifier et cartographier les problèmes pour les femmes chez Renault. Il en naquit en 2010 le programme Women@Renault visant à intégrer au moins 30% de femmes aux postes techniques, 50% dans les équipes commerciales et faire croître leur nombre dans les équipes de management. Des objectifs qui ne sont possibles qu’en complément d’une formation de tous à travers trois thématiques : Développement du potentiel professionnel des femmes, changement des mentalités et participation à la réalisation d’objectifs stratégiques pour Renault.

L’intégration des femmes aux responsabilité par leurs compétences est en marche même s’il faut bien reconnaître que dès qu’il s’agit de mettre en valeur une automobile dans une publicité ou un salon auto, il y a toujours autant de jolies jeunes filles…

Avec Automotive News, France Info et le Journal des Grandes Écoles.


À propos de l'auteur

Benjamin Philippe

Benjamin Philippe

L'auto, c'est une passion, ma passion ! Rédacteur du blog Autosphere, je partagerai avec vous l'actualité automobile, vous ferai rencontrer nos métiers. Une expérience automobile enrichie, c'est un partage ! Faîtes moi part de vos histoires, nous les mettrons en valeur ! La voiture de mes rêves ? Celle pour y loger toute ma famille et mon labrador ou celle purement égoïste ?

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